Commentaires de Ollo pepin sur la déclaration de la CDEAO

Ce communiqué des chefs d’Etats est un coup d’Etat contre le junte. Il est clair que la question du Nord du Mali préoccupe très peu la CEDEAO. Lorsque l’intégrité d’un territoire est atteint par surtout des bandes criminelles, il n’ya pas de négociation possible. On ne négocie pas l’intégrité d’un territoire. C’est là où les chefs d’Etat devraient montrer du muscle pour rétablir le peuple malien dans ces droits. Est-ce que la présence de la junte au pouvoir est préjudiciable à la sécurité des maliens par rapport aux bandes armées du Nord qui égorgent les pauvres maliens à longueur de journée? J’aurai aimé voir les chefs d’Etats entrain de bander des muscles pour rétablir l’intégrité du territoire malien qui concerne tous les maliens de tous les bords politiques.
Je trouve encore que la CEDEAO porte une atteinte grave à la souveraineté du peuple malien. La CEDEAO s’est tellement immixée dans cette affaire jusqu’à vouloir déployer des forces armées pour soit dit-elle assurer la sécurité de la transition. Je pense que c’est allé trop loin. Le Mali est un Etat souverain.Les maliens ont plus besoin de forces armées pour rétablir leur territoire et non pour contrôler ou sécuriser une transition politique. Les maliens qui meurent ne sont pas le fait de la transition, mais le fait des bandes criminelles qui les tuent.
Il ya aussi des problèmes de gouvernance qui se sont posés au Mali sous ATT. Est-ce parce que nous sommes dans un ordre constitutionnel qu’on permette à des politiciens vereux de faire main basse sur les ressources du pays? Qu’est-ce que la CEDEAO dit de ceux qui ont profité de l’ordre constitutionnel pour piller, voler et brader les pauvres ressources du Mali? Est-ce que parcequ’il ya un coup d’Etat que des hommes ne doivent pas répondre devant la justice? Le jeu politique aujourd’hui consiste à mettre en place des institutions républicaines et après on se cache derrière ces mêmes instituttions et des élections régulières pour voler, piller, dépouiller le peuple de ces maigres ressources. C’est ça aujourd’hui la démocratie en Afrique ou en d’autres termes « garantir l’ordre constitutionnel ».Et quand ya un coup d’Etat, on s’empresse de dire qu’il faut rétablir l’ordre constitutionnel sans chercher à savoir qui a fait quoi dans la république? Les maliens disent que des hommes politiques ont pillé le pays sous ATT. Et beaucoup de maliens sont ecoeurés de voir leur pays être soumis aux délinquants au col blanc dans un ordre constitutionnel et dans un faux consensus politique. Le rétablissement de l’ordre constitutionnel signifie donner une licence aux voleurs de continuer de voler. Puisque ces mêmes voleurs reviennent à la soupe, sans être inquiétés, par le biais des élections très souvent truquées. Et c’est ça la démocratie!

A propos des sanctions de la CEDEAO, notamment le gèle des avoirs du peuple malien dans les banques. J’estime qu’il est absurde et même contradictoire de vouloir rétablir une légalité républicaine d’un peuple en privant le même peuple de ces droits les plus élémentaires. Je sais que cette méthode a été appliquée à Gbagbo en C.I. Les comptes du Mali à la BCEAO n’appartiennent pas à la junte. Ce sont les acquis du peuple malien. Il n’ya pas de raison qu’on cherche a privé le peuple malien de ses biens sous le prétexte qu’on veut combattre la junte au pouvoir.Un malien qui travaille a droit à un salaire à la fin du mois. Si du fait du gèle des comptes de l’Etat malien il est privé de son salaire, c’est une violation de son droit du travail.

Il ya des questions assez importantes qui touchent directement les intérêts des peuples sans que les chefs d’Etats ne se réunissent de façon spéciale pour prendre des mesures draconiennes contre ces questions là. Je veux parler de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO. Combien de gens chaque jour subissent des tracasseries sur les différents corridors de la CEDEAO. Combien ont été dépouillés de leur fortune sur la route après des années d’aventure dans d’autres pays? L’axe Ouaga-Abidjan, demander à ceux qui empreintent régulièrement cet axe. Même des corbillards sont rackétés. Mais il n’ya jamais eu de sommet extraordinaire de chefs d’Etat pour prendre des mesures sévères. Ils n’enpreimtent jamais ces voies là.
Les élections de Jonathan au Nigéria l’année dernière ont fait des centaines de morts parcequ’elles étaient vivement contestées. Où étaient la CEDEAO au moment où des nigérians mourraient dans les rues?
On a comme l’impression que la CEDEAO est un club de chefs d’Etats et des institutions internationales coupés des masses et des peuples qu’ils prétendent défendre? Ils sont prompts à réagir sur les questions qui touchent directement leur pouvoir. c’est en ce moment qu’on sent leur existence.
Le dernier sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO a connu la participation des représentants de l’union européenne et des Nations-unies. C’est bien! C’est la coopération Nord-Sud. Maintenant est-ce qu’un chef d’Etat africain a déjà pris part à un sommet des chefs d’Etats de l’Union européenne? J’attend qu’on me donne un exemple. Des 27 chefs d’Etat et autorités gouvernementales que compte l’union européenne, il n’ya que 7 qui viennent en Afrique. Réfléchissons! Bref!

De toutes les solutions qu’on propose pour la gouvernance politique en Afrique. Il ya une question lancinante qui est toujours posée: La question des moeurs politiques. Le problème de nos démocraties en Afrique n’est pas surtout lié au fonctionnement de nos institutions démocratiques, mais plus lié aux questions des moeurs politiques. Il ne suffit pas de doter la République d’institutions fortes. Il faut aussi à la république, en plus, des moeurs républicaines! Et la question des moeurs républicaines chez nos démocrates se posent avec acuité.
C’est pourquoi, j’ai estimé que la junte devrait gagner sa victoire en prenant en compte cette question des moeurs là. La CEDEAO a beau rétabli l’ordre constitutionnel, mais tant que les principaux acteurs politiques ne seront pas mus par des moeurs républicaines, il yaura toujours entorse à la démocratie. Je félicite les Etats-unis pour leur rigueur sur leur question des moeurs politiques. Un foufalqué aux USA ne peut pas se lever comme ici pour briguer des mandats électoraux parcequ’il a l’argent pour corrompre les électeurs.

Ce que je propose, et je pense que c’est ce que la junte envisageait de faire avec l’idée de définir une convention nationale. J’estime que le Mali a besoin d’un forum national pour jeter un coup d’oeil sur le rétroviseur et définir de nouvelles bases pour une refondation de la République en mettant l’accent sur les moeurs politiques.C’est ce que E. KANT a appelé: »une nouvelle métaphysique des moeurs » politiques. Le forum va dénoncer, poursuivre en justice, de façon pédagogique, tous ces malfrats qui se sont camouflés derrière les institutions de la Républiques pour se remplir rapidement les poches au Mali. Créer en fin un Observatoire chargé du contrôle de l’éthique en politique. Cet observatoire pourra être dirigé par un groupe de sages qui fait preuve d’une haute stature morale. Les organisations de la société civile pourront intégrer cet observatoire pour un contôle de l’éthique en politique. Ce siècle se caractérise particulièrement par la montée de la société civile comme une instance de contrôle de la démocratie.
Je ne suis pas malien, mais en tant qu’africain je me sent solidaire du peuple malien en lutte pour sa dignité et la justice sociale.
J’ai bien d’autres propositions à faire. Mais je m’arrête là. J’ai été très prolixe mais la cause en vaut la peine!
A bientôt!

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Communiqué de presse: Convergence : CNOP, UACDDDD, CAD, LJDH, AOPP contre les accaparements des terres

Depuis 2009, les paysans et paysannes de l’Office du Niger, notamment ceux de
Sanamadougou, Saou et Sansanding sont la cible d’injustices de la part des certains
investisseurs. Ces injustices se sont manifestées par des bastonnades, des arrestations,
des destructions des semis, des accaparements des champs et des sources
d’approvisionnement en eau. Conséquence, des dizaines de familles vivent de la
solidarité des autres villages car ils n’ont pas pu cultiver faute de champs depuis trois
ans.
Malgré de nombreuses démarches entreprises par les villageois auprès des autorités à
tous les niveaux, la situation demeure.
A l’approche de la campagne agricole, les paysans de Sanamadougou et Saou ont
commencé ce jour 23 Avril 2012 les préparatifs, à leur grande surprise, quatre de leurs
responsables dont le Chef du Village ont été arrêtés et amenés à la Brigade de
gendarmerie de Markala.
Au regard de la situation que traverse le pays, nous pensons que notre chère patrie à
besoin plus d’un apaisement et d’une union sacrée de toute ses filles et fils au lieu
d’une tension sociale.
A cet effet nous, CNOP, UACDDDD, CAD Mali, LJDH, AOPP prenons à témoin la
communauté nationale et internationale de ces arrestations et envoyons une délégation
ce jour même sur le terrain.
Nous exigeons le respect des engagements pris lors de la marche de protestation de
l’UACDDDD contre les accaparements des terres le mardi 13 mars 2012 devant la
Cité administrative.
Nous exigeons l’arrêt total des travaux jusqu’à une décision judiciaire définitive
sur le contentieux.
Enfin, nous lançons un appel aux autorités maliennes de prendre toutes leurs
responsabilités et dispositions nécessaires pour la libération des détenus et que chacun
et chacune puissent retourner travailler leurs champs.
Touche pas à ma terre, touche pas à ma maison, touche pas à mes militants

Contact :
UACDDDD : +223 76 49 03 15 – CNOP : 66 76 11 26 / 76 81 87 93 – CAD Mali: 76 42 36 64 / 76 41 55 86
LJDH : 66 63 21 48 – AOPP : 79 19 48 71

Et au Mali

Après observation de près à travers les camarades Étranges et quelques médias internationaux et analyse de la situation au Mali, je suis d’autant plus indigné que certains, de ce putsch qui ne rime qu’avec l’assassinat de plus d’une modèle de démocratie à la conne. On voit bien que c’était une géante aux pattes d’argiles qui s’est même effondré sans aucune résistance. Histoire de se soucier de la pauvre populace.

Ô pays mon piteux peuple ! diraient bon nombres de citoyens. Mais comme le lait maculé est bu, que les garants s’épurent juste de notre aperçue. Cependant, je tire mon chapeau aux organisations de la société civile malienne qui n’ont fait langue de bois sur la situation terrifiante pour laisser juste les politiciens et leurs politiques poli-ti-chiennes et nos soi-disant intellect-tue-ailes seuls se prononcer sur la question, et le courage du peuple malien.

Et moi je suis de ceux-là qui pensent que ce qu’il faut en faire de cet Armée Malienne et d’ailleurs de beaucoup d’autres en Afrique, c’est juste les éclater et les mener au seuil de la dissolution pour en faire une armée au service du peuple. Faire éclater ces bandes de voyous qui en longueur de journée se ravitaille cannabis, marijuana et autres drogues en jouant au damier et se cantonnant sans aucune pratique de formation dans différents camps plutôt de fainéantise que militaires.

C’est très simple. Vous leur poserez la question aux parachutistes, qui vous diront que leur dernier saut remonte à la formation à Pô en France ; les rangers vous diront que leur dernière acrobatie c’est au camp d’entrainement avec les américains ; les fantassins et quoi encore dites élites ?

Que faut-il faire de ces bandes de fainéant mal formé, recruté par appartenance ethnique et autres favoritismes ? Il faudrait juste les amener à l’agriculture, dans les mines, à la protection de l’environnement, y compris dans les villes à travers assainissement et travaux publiques… Et que l’armée de terre soit bien moulée, éduquer, et armée pour l’intégrité du territoire. Voilà. Elles se disciplineront bien.

Au peuple malien tout mon soutien.

KEITA Mohamed Lamine

SI JE POUVAIS… Par Lanssana Keita

Puisque le Mali est en lambeaux par la faute des médiocres et des pourris
Sans la situation j’allais suspendre toutes les activités politiques
Suspendre à vie des partis politiques et de médiocres politiciens
Des généraux complices de la forfaiture
J’allais préférer la convention du jeune Sanogo et de son équipe aux accords cadres de la CEDEAO
J’allais réunir les Maliens au chevet du Mali à Bamako qu’ailleurs
Le Mali est une terre de dialogue mais les casseurs du Mali ont rejeté le dialogue
Ils sont allés comploter dehors pour reconquérir le pouvoir qu’ils ont monopolisé pendant 20 ans
Jeunes vieux et vieilles en masse ils sont allés exposer le Mali
Ils ont rajouté au ridicule et à l’humiliation
certains pensent se jouer des Maliens se croyant plus forts et plus intelligents
Ils ont lié amitié avec l’extérieur pour dominer les Maliens
Mais je ris d’eux parce que casseurs et non bâtisseurs
Ils ont préféré le pouvoir au Mali
Ils ont préféré l’or et l’argent au Mali
Vous n’avez rien saisi encore vous les marchands de honte et de ridicule
Vous n’avez pas compris que vous avez égorgé la patrie
Vous n’avez pas compris que le mea-culpa a sonné
Personne ne reconnaît sa faute Personne
Vous avez nié la Convention Nationale
Et pourtant vous avez accepté la CEDEAO
Vous êtes éléphants ou hérissons lions ou singes
J’allais dire à toutes et à tous
Attention
Le Mali humilié
Honte et Malheur aux calculs égoïstes
Honte aux postes juteux
Honte aux belles voitures
Honte aux belles maisons
Honte aux naissances en France en Amérique et au Canada
Honte et Malheur aux gaspillages aux détournements
Honte et Malheur au népotisme au favoritisme à la mégalomanie
Mort aux égoïsmes Mort aux orgueils mal placés Mort aux méchancetés
A Soigner a Redresser a Revigorer le Mali
A Laver les affronts locaux et internationaux
En 1991 le changement n’a pas été
La démocratie n’a jamais été
En Mars 2012 le changement a été arrêté
Vous n’avez rien compris
Il viendra encore plus ravageur et plus dévastateur
Les pourritures trop accumulées exploseront
Les ennemis du Mali sont plus du côté des médiocres
Que des dénonciateurs
Les sages du Mali sont plus du côté des dénonciateurs que des irresponsables
Les sages du Mali sont ceux qui ne l’ont ni détruit ni humilié
Dragon a tout dit il a failli mourir
Pourtant la sécurité d’état a ignoré les rebelles
Togola a tout dit et il a risqué sa vie
Modibo Sangaré de l’UPR a crié en vain
Oumar Mariko s’est Battu pour éviter la honte
les pourris et leurs complices le vilipendent et le ridiculisent
eux seuls se voyaient hommes sages et grands
Le Professeur Dialla Konaté s’est mêlé à grand cœur
Mohamoud Dicko, Jean Zerbo, Moussa Balla Coulibaly ont averti
Bandiougou Doumbia a maudit
Ba Daou et Malick Coulibaly ont démissionné
Ceux qui avaient détrôné Moussa Traoré sont sourds muets et aveugles
Ils avaient pactisé pour enterrer le Mali
déchu ATT a pourtant signé sa démission
Quel non sens quel ridicule quel rabaissement
Ce que le Mali a subi ne l’a été nulle part
Quel ordre constitutionnel Quelle comédie
Et la Guinée Bissau et la Mauritanie après seulement seize mois de régime constitutionnel et la Guinée Conakry et le Niger
Mais le Mali renaîtra plus beau et plus fort
La génération consciente est témoin de la débâcle de la trahison
Un autre Mali est déjà là

Lassana Keita , Bamako,

Analyse de la crise malienne par Tahirou Bah (part 1)

Ceci est une analyse de Tahirou Bah militant et écrivain au Mali, je rappelle donc que ce texte lui appartient totalement bonne lecture.

I L’héritage de mars 1991, et l’instauration de la démocratie, et du multipartisme au Mali.

L’héritage de mars 1991, appartient au seul peuple malien. Il est son patrimoine propre, l’expression de ses luttes pour la démocratie, pour l’indépendance, pour la souveraineté du peuple, de ses déceptions, et de ses échecs. Chaque malien dans ses actes, ses pensées, ses sentiments, et même dans ses oppositions, a apporté quelque chose à sa dynamique. Il (l’héritage démocratique) appartient donc à tous, et nul n’a le droit de le confisquer, de le ramener à lui tout seul ou de le rejeter dans l’oubliette… Certes comme tout bouleversement historique, l’avènement de la démocratie au Mali en 1991, a eu ses précurseurs, ses agitateurs, et son avant garde, mais cela n’exclus en aucune manière la paternité du seul acteur véritable; le peuple malien. Mars 1991, ne peut être revendiqué par qui que ce soit contre qui que ce soit. Il explique le présent, et doit le réconcilier avec le passé, car un peuple n’est grand qu’en assumant sa responsabilité quelle que soit l’opinion : bonne ou mauvaise qu’on puisse en avoir. L’histoire de l’avènement de mars 1991, est un enseignement. Elle nous montre le destin du peuple malien dans sa volonté d’émancipation vers le progrès, sa lutte courageuse, ses succès, ses échecs, et les contradictions de toutes natures politiques, sociales ainsi que les limites imposées par la réalité. L’instauration de la démocratie au Mali en 1991 doit nous inciter à méditer, à tirer des leçons autant que cela sera possible pour avancer plus forts et plus loin.

II Le coup d’État permanent d’ATT contre le peuple malien

Suite à la longue lutte que le peuple malien a mené contre la dictature depuis 1968, le peuple s’est imposé en mettant à 23 ans de crimes de sang et du crime économique du Général Moussa Traore. Le coup d’État du lieutenant colonel Amamdou Toumani Toure (ATT) le soir du 25 mars 1991 était une réaction de l’aile réactionnaire et opportuniste de l’armée pour couper l’herbe sous le pied de l’élan populaire et patriotique, et qui a amorcé la logique du coup d’Etat permanent contre le peuple malien et ses représentants authentiques. Résultat, ATT est devenu le faux héro de mars 1991. Il a été alors idéalisé, et les médiats répercutent cela jusqu’aux burlesques. En effet, ATT, même s’il a rendu le pouvoir (couteau sous la gorge) aux civils suite aux élections générales de 1992, il était clair et net pour tout observateur averti que cela n’était qu’un tour de passe-passe politico-militaire non seulement; et d’abord à court terme installer au pouvoir la plus rapace classe politique enfin de créer une nouvelle élite corrompue, mais aussi, ouvrir la voie au retour d’ATT au pouvoir pour amorcer la restauration. Ainsi me semble t-il le Mali vit depuis lors au rythme du coup d’État permanent orchestré savamment par cette élite politico militaire. De 1992 à 2002, l’élite militaro politique corrompues se sont accaparés de tous les biens de l’État: comptes bancaires, villas, vergers, voitures de luxe, châteaux: le luxe absolu en somme tout en mettant les droits sociaux et culturels de notre peuple dans le caniveau. L’élite corrompUe qui a pillé le pays dix ans durant (1992 2002) pour mieux couvrir ses sales besognes; qui était mieux indiqué qu’ATT lui même l’homme du système. C’est ainsi que tout a été fait pour qu’ATT revient au pouvoir en 2002.

III La restauration

Élu frauduleusement, le candidat indépendant ATT n’avait que deux grand objectifs: la réhabilitation des anciens dignitaires de la dictature renforcer son coup d’État permanent contre le peuple malien. Il commence alors de diriger le pays par la plaisanterie, la moquerie pour brouiller les pistes. Il met à genou l’économie du pays, et entame la mise à sac de ce qui reste de l’arsenal vieillissant de l’armée malienne qui croupisse lourdement sous les programmes d’ajustement structurel, et l’avis des experts militaires français et américains. Avec sa potion magique du consensus, l’assemblée nationale dominée par ceux qui ont pillé le pays est devenue une chambre d’enregistrement ni plus, ni moins. ATT, lui même se plaisait dans cette caricature de farce démocratique qu’il qualifie de modèle et d’exemple. Dix ans Durant, ce monsieur pour satisfaire ses propres desseins sombres avec la rapace politico intellectuelle a concentré tous les pouvoirs entre ses seules mains et a confisqué la démocratie muselant toute voix de contestation minime soit elle.

IV La reforme constitutionnelle de ATT en 2012

S’il y a quelqu’un qui a fait un coup d’État contre le Mali, c’est bien ATT lui même. En effet, après ses injonctions, ses tentatives désespérées pour obtenir un troisième mandat, ATT le génie obscure n’avait pas dit son dernier mot. Il trouve je ne sais ou avec ses acolytes la formule magique: l’harmonisation des mandats, car il était clair et nette que sa reforme constitutionnelle engageait le Mali direct dans la quatrième république, et de facto une transition qui ne dit pas son nom. Ainsi ATT aurait bénéficié de deux ans de bonus présidentiel, car on aurait prolongé le mandat de l’assemblée nationale, et du Président de la république jusqu’en 2014 enfin de les harmoniser avec le mandat des élus municipaux (notons que les élections municipales se tiennent deux ans après celles des présidentielles et législatives selon la loi électorale au Mali). En effet, le peuple malien resté jusqu’ici spectateur impuissant devant le rouleau compresseur de l’attcratie, et les trahisons multiples de certains leaders des grandes formations politiques qui n’ont jamais consulté leur base, ne pouvait avaler une telle potion magique pour davantage l’halluciner. C’est pour toutes ces raisons que les organisations démocratiques de tous les bords se sont réunis au sein du Collectif Touche pas à ma Constitution pour leur barrer la route.

V La rébellion touaregs ou la boite de pandore

Jusqu’ici tout était réussi pour ATT, mais cette reforme constitutionnelle ne pouvait en aucune façon passée. Incompris, et bloqué par le peuple malien dans son entreprise obscure de tripoter la constitution, que reste il pour lui si ce n’est d’ouvrir la boite de pandore; la rébellion touaregs; la plus grande plaie de notre pays. Quand la crise libyenne a commencé en février 2012, c’est ATT lui même qui a encouragé explicitement les jeunes touaregs à rejoindre les milices de Kadhafi avec lequel il avait fait du Mali un protectorat libyen. Également, il y a des fortes chances qu’ATT avait des accointances avec AQMI (Al Qaida au Maghreb Islamique), car le leader actuel du groupe terroriste d’Ansar Dine qui s’est emparé de Kidal, et de Tombouctou Iyad Ag Aly n’était autre que le consul du Mali en Arabie Saoudite nommé par ATT lui même. Nous savons qu’Iyad Ag Aly a été expulsé d’Arabie Saoudite pour trafique de drogue, et de connexion avec les islamistes, et nous savons également qu’un avion bourré de cocaïne a atterrit en plein désert du Mali sans que cela ne suscite aucune réaction d’ATT, ce qui a rendu en colère toutes les forces démocratiques du Mali. Mieux, nous savons également de source sûre qu’ATT a promu le pilote de cet avion commandant au sein des forces armées malienne en guise de récompense et de service rendu. Ainsi, me semble t-il, ATT encourageait la contre bande, et le trafic de drogue dans le nord du Mali. Après la chute de Kadhafi, des centaines de jeunes touaregs rentrèrent au Mali avec armes et bagages. ATT les accueille en grande pompe, leur donne de l’argent sans pour autant les désarmer. Son objectif était de créer un petit chaos au nord du Mali croyant le cadrer et le contenir enfin d’empêcher la tenue des élections. Mais l’effet contraire s’est produit, car le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) plus politique et plus structuré que toutes les rebellions précédentes a vite pris le pas, et une dimension de taille. Enfin de montrer l’image d’un vrai Général (ATT se targuait d’être un fin connaisseur de guerre, il n’arrêtait point de donner des leçons tout le temps en disant aux maliens qu’il a fait la guerre et qu’il sait de quoi elle s’agit en tant que Général et ancien émissaire des nations unis pour la paix en Centrafrique), ce monsieur envoya au front du Nord des jeunes recrus des l’armée malienne sans formation digne de ce nom, non aguerris au combat et aux conditions dures du désert du Sahara, et inexpérimentés. C’est ainsi et d’une manière explicite et en connaissance de cause que le Général ATT envoya à la boucherie. Les jeunes soldats tombés entre les mains des rebelles touaregs et les terroristes, ils ont été ligotés, égorgés et éventrés en guise de représailles. Les images des soldats humiliés nous viennent du front par le biais des réseaux sociaux et les téléphonies mobiles. ATT cherche à étouffer l’affaire en racontant des âneries à la télévision nationale du Mali. Il va jusqu’à menace les populations à mot couvert de ne pas réagir. Les maliens (appauvris à cause des politiques d’accaparement des biens du pays, des privatisations, licenciements, chômage, le clientélisme, la corruption et la liquidation de l’école et la sante publique) la mort dans l’âme se sont vu attaqués direct dans leur dernier périmètre carré de dignité nationale après l’intervention télévisée d’ATT qui n’a convaincu personne sauf lui-même et sa femme. Le lendemain de ce show télévisé manqué, des milliers de femmes, mères, sœurs et enfants de soldats du camp de Kati (d’où est parti le coup d’Etat du 22 mars 2012) victimes des politiques machiavéliques, ainsi que les accointances de leur propre Président avec les rebelles touaregs et les terroristes ; soutenus par les populations de Bamako marchent sur le palais présidentiel de Koulouba. ATT une fois de plus minimise la portée de l’événement et le qualifie du « mouvement d’humeur ». Il organise encore un show télévisé a la hollywoodienne avec les femmes de soldats pour enfin s’expliquer oubliant que qui s’explique s’accuse dans de tel moment ou les esprits se chauffent et bouillissent.

Une foi de plus, l’effet contraire se produit, car ce show télévisé s’est transformé en un procès public d’ATT lui-même suivi en direct par des millions de maliens.

Les femmes des soldats sans appel accusent ATT de tous les maux :

ATT, on dit que vous êtes le vrai chef des rebelles ?

ATT, on dit que vous informez les rebelles sur les positions et mouvements de nos troupes ?

ATT, on dit que nos maris soldats ne mangent pas en leur faim ?

ATT, on dit que les munitions manquent au front, car vous refusez de les livrer aux soldats ?

ATT, on dit que vous refusez de donner l’ordre d’attaquer et de tirer ?

Entre autres accusations qu’ATT subissait en direct à la télévision nationale du Mali. Ainsi donc, il était clair et nette pour tout observateur que le pouvoir était par terre et récupérable sans peine par le premier qui osera, et c’est ce que le CNRDRE (Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat) a accompli le 22 mars 2012 chassant du pouvoir ce lui qui se croyait hors de portée et intouchable.

VI La rectification de la démocratie au Mali

Dans une interview que j’ai donné au journal le monde je disais ceci « le coup d’Etat du 22 mars 2012 était un rêve du peuple malien que les militaires ont transformé en réalité » on va y revenir… Le 29 avril 2012, les maliens s’apprêtaient à élire le nouveau président de la république, mais quand ce félon ATT a ouvert la boite de pandore (la rébellion touaregs) croyant le contenir, personne ne parlait plus, et ne se souciait plus d’élections. Ainsi de facto et illico, le Mali allait tomber dans le vide juridique, et constitutionnel, chose qu’allait servir les seuls intérêts politiques d’ATT. Malgré ce constat clair comme du lait frai, ATT continuait à affirmer avec malhonnêteté que les élections auront bel et bien lieu, mais sur le terrain, la réalité était autre, car comment un pays en état de guerre, et dont une partie du territoire est sous le contrôle des rebelles touaregs peut il organiser des élections libres et transparentes. C’est pourquoi, des voix s’élevèrent pour le report des élections compte tenu de la crise au nord du Mali. En effet, ATT n’avait aucune chance ni d’obtenir un troisième mandat, ni de prolonger son mandat ; en ce sens, il n’avait que la carte du nord pour déstabiliser le Mali, en somme la carte du diable qu’il a joué contre le peuple malien avec cruauté. Il était en passe de réussir, mais le peuple malien (je veux dire la majorité silencieuse victime des politiques d’outre tombe de la rapace politico militaire aux affaires depuis la chute de la dictature en mars 1991), et l’aile patriotique et républicaine de l’armée ont su arrêter l’hémorragie en mettant fin par l’action salvatrice du 22 mars 2012 au régime du plus grand criminel de l’histoire de notre pays. C’est pour toutes ces raisons qu’ATT (Amadou Toumani Toure) doit répondre de ses actes devant la haute cour de justice de notre pays pour « haute trahison » comme l’a indiqué le Capitaine Amadou Haya Sanogo le Président du CNRDRE.

Chapitre XIV de la constitutions du Mali

TITRE XIV Coup d’États

Article 123: Modifications de l’article 121

En cas de blocus total du systèmes politiques et de toutes sortes de médiation ou de trahison flagrante  du Mali un putsch militaire est conseillé. C’est les seules dérogation possible à l’article 121.

Article 124: Un putsch ne peut excèdes en durée dix huit mois pour un minimum de six mois/

Article 125: il n’est pas permis plus d’un putsch dans une même décennie.

Article 126: la transition ne peut être menée par le comité, mais plutôt par un gouvernement de techniciens et conduits par un super premier ministre.

Article 127: Le chapitre 19 ne peut être soumis à référendum.

Article 128: Ce texte est une merde et une blague trop pourris.

De ce qu’on ne nous a pas dit à propos du nouveau Président

Constitution du 25 février 1992 (Mali)

Accord Cadre de mise en œuvre de l’Engagement Solennel du 1er Avril 2012

Prof. Dioncounda TRAORE – Président par intérim

LIMITES

Interdiction au Président par intérim de  bénéficier des avantages des articles : 38, 41, 42, et 50 de la constitution du 25 Février 1992 :

-Prof. Dioncounda TRAORE  Président par intérim  ne  peut  nommer le Premier Ministre (art. 38 al.1 constitution) .

– Prof. Dioncounda TRAORE  Président par intérim  ne peut faire de proposition sur la tenue d’un référendum (art. 41 al. 1 constitution) .

-Prof. Dioncounda TRAORE  Président par intérim  ne peut nommer aucun membre du gouvernement (art. 41 al. 2 constitution) .

-Prof. Dioncounda TRAORE  Président par intérim  ne peut  prononcer la dissolution de l’Assemblée Nationale (art. 42 al. 1 constitution) .

-Prof. Dioncounda TRAORE  Président par intérim  ne peut prendre aucune décision engageant l’État (art. 50 constitution) .

-Compte tenu des circonstances exceptionnelles  que vit le pays, l élection présidentielle ne peut  avoir lieu dans le délai de 40 jours (art. 5 Accord Cadre).

-l’investiture  du Prof. Dioncounda Traoré  Président de la République par intérim  n’a pas d’objet pour le Mali.

POUVOIRS INTERIMAIRES

Le Président de l’Assemblée nationale constate la démission du Président Amadou Toumani Touré (article 36 alinéa 2 constitution) .

POUVOIRS DE CNRDRE

Le Président du CNRDRE conformément à sa déclaration solennelle du 1er Avril 2012, déclenche le processus de mise en œuvre de l’article 36 de la Constitution du 25 février 1992 (Chp. 1, art. 2 Accord Cadre).
Le Comité National de Redressement de la Démocratie et de la Restauration de l’État (CNRDRE) mettra en œuvre le Présent accord sous l’égide du Médiateur de la CEDEAO et avec l’appui de la communauté international (Chp. III, art. 8 Accord Cadre).

Le  CNRDRE mettra en place des organes de transition :
-Les parties signataires nommeront le Premier Ministre de transition, chef du gouvernement, disposant des pleins pouvoirs et ayant pour mission de conduire la transition, et les autres organes.