Chroniqué d’une crise annoncé au Mali

Les signes prédisent toujours quelques choses

Certains faits et signes ne trompent jamais. On peut citer entre autres faits. L’enlèvement à Hombori de deux soit disant géologues français qui seraient en mission d’exploration des gisements de ciments le  jeudi 24 novembre 2011. Par la suite il a été révélé que ces deux géologues semblent bien appartenir eux aussi à ce même réseau proches des services secrets français qu’ils étaient des agents services secrets (http://www.afrik.com/article24222.html). Un règlement de compte pourrait bien être à l’œuvre, les représentants d’Aqmi n’appréciant pas forcément d’être utilisés pour blanchir de l’argent, ni d’ailleurs de se faire « doubler » indique la même source. D’ailleurs cette information à été corroboré par Parismatch.

La mise en place d’un Collectif Touche pas à constitution avec son corolaire de marche de protestation et meeting pour arrêter le processus de reforme constitutionnelle. D’ailleurs pour contrecarré  ce Collectif, les autorités ont mobilisés des jeunes et autres pour créer une plate forme du OUI à la reforme constitutionnelle.

Les attaques ignobles perpétrées le 17 janvier 2011 par des bandes armées contre les paisibles populations de Ménaka, de Tessalit, d’Aguel-Hoc, de Leré et de Niafunké. Moins d’une centaine de militaires ligotés et égorgés. Pour commettre leur forfait, les assaillants demandaient à leur victime d’appeler un proche pour leur dernier mot. Ces derniers appelaient pour la plupart leur femme ou leurs mères. Après un bref, eux même faisait savoir à la personne au téléphone qu’ils vont égorgés de suite leur mari ou leur enfant.  Bon nombre de proches des victimes ont confirmés cela. Il ya eu beaucoup de déserteurs au niveau de l’armée d’autres se retrouver au Niger et Burkina.

Légitimement on doit se poser la question comment cela a pu arriver? Les réponses qui se dégagent sont entre autres, le manque de munition et d’armement. Le manque de ration alimentaire. Les équipements existant sont pour la plupart obsolètes. L’incompétence des services de renseignements et la gestion laxiste au niveau de l’hiérarchie militaire et même au niveau de la Présidence…

La révolte populaire des femmes et enfants des militaires de camps de Kati en début de février plus les 2 et 3. Des marches ont été organisées sur Koulouba (Présidence) en insultant père et la mère du Président. Cela après mainte tentative du Ministre de la défense et du Chef d’état major pour  calmer la colère des femmes veuves et enfants des militaires. Cette révolte a aboutit à un ciblage des maliens de couleur blanche notamment les tamasheqs, les touarègues, arabes et assimilé. La destruction de leur bien, les coups et blessures autant de sévisses en guise de représailles.

Après les différents appels au calme des organisations de la société civile, les religieux et autres ainsi que les négociations ont permit de modérer la position des femmes et enfants des militaire. Ainsi le Président ATT a reçu les femmes à Koulouba pour essayer à son tour de les apaiser.

Entre temps, l’armée continuait à faire des défaites face aux rebelles. Les militaires au camp de Tessalit qui avait cerné les rebelles ont été contraints de faire un repli stratégique. Les raisons de débande de l’armée a été qu’il faut sauver les vies des civile.

Bref, le malaise se généralisait à tous les niveaux.

Responsabilité partagée

Les responsabilités sont partagées. Certes on peut critiquer ATT et son Gouvernement mais tous les principaux partis politiques ont gérés de façon consensuelle. Aujourd’hui on peut index un ministre pour dire propre. Quand aux Organisations de la Société Civile, elles ont beau tirées sur la sonnette d’alarme cela est resté vaine. Cependant, il faut noter que cette Société civile est aussi divisée en deux et une partie soutenait et cautionnait le régime dite société civile de l’Etat. L’autre partie se bat sans succès. Les artistes ne sont pas aussi restés en marge, ils ont dénoncés à travers les chansons.


Ce qui devait arriver arriva

Les jeunes de Kati prirent la rue le mardi 20 mars 2012 pour une marche de protestation contre la gestion laxiste et chaotique de la crise au nord et du pays. Le lendemain, ce fut le tour des militaires de Kati d’entré en mutinerie pour demander de meilleurs conditions pour faire face à l’affront qui a été infligé à l’armée. Une mission de négociation composée du Chef d’état major, du Ministre de la défense et autres a été dépêchée à Kati. Cela n’a aboutit à rien. Comme l’appétit vient en mangeant, de peur de représailles, les mutins se sont dirigés vers Koulouba. La télévision nationale ORTM qui a été prit au environ de 15 heure est restée fermer. Ils ont aussi prit le contrôle de l’aéroport au même moment. Entre temps, le palais était encerclé où les tirs ont continués jusqu’à des heures assez avancé dans la nuit. On pouvait aussi observer une partie du palais présidentiel en feu.

Au environ de minuit la Télévision commença à émettre de nouveau avec un message sur l’écran « Déclaration des militaires dans quelques instant » et ce quelque instant arriva à 4 heure 30mn du 22 mars annonçant le renversement du régime ATT.

Tôt dans la matinée  et même toute la journée c’était une confusion totale, certains agents des forces de défenses et de sécurité se sont donnés à cœur joie à des tirs en l’air et actes de vandalismes. Des véhicules 4X4 sont réquisitionnés et même de certains ambassades. La Cité Administrative et d’autres services publics ont été sévèrement pillés. Les militaires allaient se ravitailler en carburant dans les stations sans payer ce qui obligea les gérants des stations à fermer boutique. Malgré cette fermeture certains ont forcés les pompes pour servir et se barrer. Les petits bandits et malfrats sont rentrés dans la danse. Certains étaient même cagoulés. La douane n’a pas aussi échappé aux pillages. Le siège du PDES de ATT et le domicile de Soumaila Cissé candidat aux élections présidentielles ont été saccagés

La plupart des membres du Gouvernement ont été arrêtés, l’ancien premier ministre Modibo Sidibé, le Président du Conseil Économique et social et culturel n’ont pas été épargnés.

Entre temps les stations étant fermés, le marché noir du carburant à commencer à spéculé, le litre de l’essence qui était de 690 FCFA s’est retrouvé à 1500 voir 2000 FCFA dans certains endroits.  Cela a duré trois jours. La junte a prit les dispositions pour sécuriser les stations. Certains matériels volés ont été récupérés et des bandits arrêtés. Cependant et les militaires voleurs et pilleurs alors ?

À suivre

Mcoul

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