L’Audit Citoyen de la dette portant sur la période 1992-2002

La crise malienne à surpris l’extérieur du Mali à cause de sa bonne place de la banque mondiale et du FMI. J’ai voulue juste avec cet reprise d’article permettre au plus grand nombre de personne de comprendre une partie des relation du Mali avec ces institutions.
La CAD-Mali, héritière de la campagne Jubilé 2000, a été lancée en 1998 pour réclamer l’annulation totale et inconditionnelle de la dette des pays du tiers monde. Depuis la fin de cette campagne en 2000, la CAD-Mali s’est engagée à poursuivre le même combat qui a suscité un réel espoir pour les populations des pays du sud, victimes des politiques néolibérales.

Depuis lors, en dépit des immenses efforts déployés par les mouvements sociaux d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie sur cette thématique de la dette ; les Institutions Financières Internationales notamment la Banque Mondiale (BM) et le Fonds Monétaire International (FMI) réagissent par des effets d’annonce d’annulation de la dette. Les timides allègements consentis au titre de l’Initiative PPTE ne sont en fait, qu’un moyen de pérenniser le système de l’endettement.
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LES DESSOUS DU COMPLOT CONTRE LE MALI

UNE ÉTAPE CRUCIALE DE LA 3ÈME GUERRE MONDIALE QUI A DÉJÀ COMMENCÉ

Si jamais des bombes éclataient un jour à Bamako, sachez, Maliennes et Maliens, Africaines et Africains, ami(e)s du Mali de par le monde, malgré les apparences, les revendications faites en diversion, ou les imputations inévitables aux islamistes, aux rebelles, ou à d’autres zèbres, que c’est bien la France l’instigatrice, à travers ses services et agents, son ambassade, ses nègres et mercenaires, appuyés par les Etats-Unis, leurs alliés européens et américains, leurs obligés arabes et asiatiques, et leurs vassaux et marionnettes africains. Tous ces « amis du Mal » sont à la base des montages, de l’intox et des sales coups, couverts par un réseau de complicité interne que forme des hommes de main et acteurs pervers maliens, qui ont l’indigence mentale de croire que l’opération en cours consiste à les remettre en selle, à garantir leurs fortunes, à les sécuriser contre la vindicte populaire, là où, misérables pièces d’une machination qui les broie, ils collaborent bêtement à créer l’enfer pour eux-mêmes et les leurs, promis à finir un jour, si épargnés, apatrides errants.

Est-ce une affirmation gratuite ? Pas du tout.

Tous ceux qui ont suivi les événements, depuis l’agression contre la Libye, ont compris qu’en vérité les mercenaires et combattants infiltrés, partis de Benghazi, sont une colonne de pions et espions des puissances occidentales habillés de faux manteaux de révolutionnaires. Kadhafi avait fait savoir que ceux qui le combattent sont des « islamistes liés à Al Qaeda ». Ce n’était pas faux, seulement, c’était aussi taire sciemment qu’Al Qaeda, justement, est un instrument des services secrets de ces mêmes agresseurs occidentaux.

Pour preuve, il a été révélé que le GIA en Algérie et, par la suite, le GSPC, qui y ont fait des centaines de milliers de morts gratuits, massacrant atrocement des villages entiers sans raison (sans pitié, parce que ce n’est pas leur pays, commettant toutes sortes d’horreurs contre des civils innocents, de simples citoyens, des paysans sans obédience, en rien impliqués), étaient de connivence avec les services étrangers, notamment français, qui vont accuser les services algériens ; toute chose dévoilée dans l’enquête sur l’assassinat des sept moines trappistes français dans ce pays. On a vu aussi que les islamistes algériens (FIS et consorts) avaient trouvé refuge aux USA (indexé Satan des intégristes) ; aussi d’autres fondamentalistes incuberont en Grande Bretagne. Le groupe satanique du Salat, avec des agents exilés à Londres et à New York, formés, ou récupérés, dans tous les cas à la solde des basses besognes criminelles des puissances, va tranquillement migrer dans le Sahara, et nicher dans les grottes refuges, du côté, dit-on, du Mali.

Comme l’histoire d’Al Qaeda relève de la supercherie, que l’organisation n’a aucune réalité au départ, si ce n’est les actions subversives des services d’intelligence américains imputées à quelques individus et personnages icônes, vous ne verrez et entendrez que du vent, des sornettes. La nébuleuse, grosse bulle s’il en est, fonctionne avec des noms sortis du néant, balancés par les services de désinformations dans les médias de service. De vrais faux rapports officiels, confidentiels en attrape-nigauds, leur donnent une image, une renommée, une position dans un organigramme imaginaire ; et toutes ces âneries servent à engorger un public de fats simplets, de crédules herbivores, avec des idiots utiles qui finissent par « blanchir » le mythe forgé, avalant ces bêtises à brouter. Les services secrets des puissances utilisent ainsi des condamnés choisis pour le rôle (parfois des repris de justice, ou des malades), exécutés, sacrifiés de vrai, pour faire vrai, à l’instar du cas de l’otage français Michel Germaneau. Le nom de Ben Laden a, ainsi, été utilisé comme une botte à mystère qui explique tout, et qui résume le prétendu réseau.

Comment comprendre, mon cher Jacques, qu’il n’y ait jamais eu de cellules démantelées avec leurs documents d’instruction, codes et moyens de communication saisis ? de groupes en action arrêtés, neutralisés, remis à la justice pour être entendus ? de fonds et passeurs interceptés par les filets de contrôle des transferts ; de missionnaires identifiés ? d’auteurs arrêtés, entendus et jugés comme il se doit ? Rien que des attentats ignobles, des tueries sauvages, des kamikazés (pour kamikazes), des assassinats anonymes, des bombes d’ivresse et de folies, des « bavures » en mises en scène sans excuses, des suspicions manipulatoires, des annonces de coups déjoués, sans personne ni témoin ; et ces arrestations fortuites, transferts secrets et prétendus interrogatoires… à Guantanamo, comme il a été révélé, de simples chauffeurs de taxi, de simples serveurs de restaurant, de simples passants, tous aussi innocents, des prévenus alibis et règlements de compte… à la manière des nazis.

Le Président Obama, menacé par la hiérarchie militaire, a dû renoncer à sa promesse de campagne de fermer cette prison de tous les scandales, négation impudente du flambeau de liberté brandi. Mais, les caciques de l’Armée acquis à la philosophie et aux intérêts de la dynastie Bush et des multinationales conquérantes ont grincé des dents ; et, il dû céder…

La fausse mort d’Oussama Ben Laden scénarisée n’est déclarée qu’au moment où les Etats-Unis ont jugé que leurs objectifs étaient atteints, sanctionné par un voyage coquet médiatisé du Number One. Cependant, les Occidentaux continuent de faire tuer tous les jours en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, au nom de rien, sauf le rêve belliciste d’hégémonie activant l’instinct débile de domination sur la durée. Ces crimes gratuits d’humains innocents par des soldats qui s’amusent, des escadrons de la mort qui sèment la terreur, des bombes au « crétinium », ne resteront jamais impunis. Le Dieu de bonté les fera payer un jour, Inchallah. Qui vivra, verra. Bravo tout de même et chapeau à l’évêque Desmond Tutu, qui a refusé mordicus de s’exprimer sur une même tribune que Tony Blair, le complice de Georges W. Bush, le boucher.

Maintenant, ouvertement, le tour de cette guerre mondiale par fragmentation est à la pauvre Syrie (tout le monde a vu l’invasion venir), abandonnée par des pouvoirs lâches, des organisations soumises, et une ONU dérisoire dans un minable ballet de signes (pour cygnes) diplomatiques insignifiants, où l’on se donne le plaisir malin de commettre des diplomates chevronnés du Sud : le Nègre (Koffi Annan) et l’Arabe (Lakdar Brahimi), spécialement envoyés (spéciaux) à la fournaise pour se discréditer, après leurs brillants parcours international, et impliquant du coup (le deuxième) l’Afrique noire et le monde arabe dans cette chasse à courre de la gazelle du Golan par la meute affamée des ours polaires blancs.

Nous assistons tous, sans broncher, paralysés, à l’envahissement d’un pays souverain de notre communauté (chacun son tour, de toute façon) par des hordes « islamistes » montées, entretenues et actionnées, au vu et su de tout le monde, par les Occidentaux et quelques misérables dissidents pantins, remorqués au nom de la liberté en statue bétonnée et de la démocratie à Brutus, contre les peuples sans voix, avec l’onction fugitive de dignitaires arabes, encore protégés pendant qu’ils servent à vendre le frère « ennemi ». Et après ?

On a vu le cas Kadhafi, après Saddam Hussein. Si la Russie et la Chine continuent leur « bouche cousue », on verra, l’étau impérialiste se resserrer aussi contre l’Iran de Mahmud Ahmadinejad, prochaine cible du sabbat de l’exception nucléaire. Curieusement, tous ces pays et Chefs d’Etat d’Afrique, du Proche et du Moyen Orient sont ceux qui ont été jugés, à un moment ou un autre, par l’État hébreu et ses alliés, comme étant des foyers de « menace contre Israël ». L’Egypte est passée par là, contrainte à signer la paix à Camp David (hasard ?), un symbole d’humiliation, faute de solidarité arabe. Kadhafi, reprenant le flambeau du Fatah, s’est trouvé esseulé et, par finir, essoufflé, déçu par la même communauté arabe, dédaigneuse. Alors, à Houari Boumediene, Président d’une Algérie digne et combattante, de dire clairement que si jamais on les pressait « de choisir entre l’africanité et l’arabité, nous choisirons notre devenir africain ». Le guide libyen, à son tour, fera ce retournement sec, en misant sur l’Afrique.

La Syrie, qui avait formé avec l’Egypte la République Arabe Unie (1958-61), a été des guerres arabo-israéliennes. En 1967, elle perd son plateau du Golan, occupé depuis par Israël (guerre des six jours). Hafez-El-Asad, monté au pouvoir, avec le parti Baath, en 1970, bâti un Etat fort, bien armé, qui stabilisera le Liban voisin à l’issue de 15 ans de guerre civile et d’anarchie. Saddam Hussein, autre leader arabe, à la tête du parti Baath iraquien, armé par tout le monde, Russes et Américains, en pleine guerre froide, s’est voulu le nouveau Raïs intraitable du monde arabe. Il tombe dans le piège koweitien tendu par ses « amis » américains. On connaît la suite. Mais, que vient donc faire le Mali dans cette galère Israélo – arabe, cette croisade judéo-chrétienne – mahométane ?

Le Mali, chacun le sait, en plus d’être le foyer emblématique de l’Islam d’Afrique noire, Islam combattu par les tenants actuels de la Croisade à Bush, a le tort d’être celui qui a toujours eu dans le temps une diplomatie intransigeante de solidarité avec les peuples en lutte pour la liberté et l’autodétermination, contre l’oppression, les velléités d’hégémonie des puissances et la domination raciale. Notre pays s’est ainsi retrouvé comme chef de file, en Afrique et dans le tiers-monde, de défense de la cause palestinienne et du boycott d’Israël, qui, pourtant, fut auparavant un important partenaire technique apprécié.

De tous les pays au sud du Sahara, c’est au Mali que la cause palestinienne a eu son titre de noblesse, ce qui fut témoigné par les fréquentes visites de Yasser Arafat, le leader historique assassiné par empoisonnement, et la place honorable de Doyen du Corps diplomatique, revenant à cet Etat qui pose problème, et que nombre d’Arabes n’ont pu avoir le courage de reconnaître. Fidèle à cette option originelle de l’État malien, malgré un silence gêné, disons honteux, du pouvoir, c’est l’opinion malienne en Afrique, avec des personnalités militantes de proue, qui s’est massivement dressée contre l’agression de la Libye par les forces de l’OTAN, entraînées par le trio belligérant : France, Etats-Unis, Grande Bretagne. Pour ce qu’on a entendu dire sur les dessous de ce qui a semblé être un acharnement personnel de Nicholas Sarkozy, le Président français de l’époque, contre ce « banquier » culte et occulte des « bonnes affaires », jouant à cash cash avec les commandes mendiées par les puissants, il leur fallait assassiner « le bédouin » pour ses affronts, humiliations et risques d’indiscrétion de « financement de campagne ». Mouammar leur en a fait voir, muni de son carnet de chèques qui lui valait à la fois passeport sans frontière, visa sans limite, invitation sans gêne, tapis rouge sans pli, audition à la chambre sans question qui fâche, vous l’aurez compris, les cent coups de canon de la messe d’honneur et du banquet de la tentation de Judas. Désormais, les collaborateurs et témoins du guide sont éliminés, abattus, noyés, extradés ; et son fils qui en sait, Saïf Al Islam, embastillé, encore vivant jusqu’à quand ?

De l’autre côté, la Mauritanie, seul Etat islamique en Afrique, après ses errements derrière la puissante Irak, a retourné sa veste, renouant les relations diplomatiques avec Israël. Lorsque son Président démocratiquement élu a entamé ses réformes, en s’attaquant notamment à la fourmilière esclavagiste et en interrogeant le bien fondé du lien avec l’Etat hébreu, il est aussitôt destitué par un coup d’Etat reconnu et soutenu par la seule France, à la base de ce frein au processus de renouveau, pour réinstaller celui qui avait organisé les élections et passé la main, le Colonel aux ordres, Abdel Aziz. Ainsi, anciennement pris en étau entre le petit Sénégal, le débouché à l’Ouest, et la Côte d’Ivoire, le débouché au Sud, tous deux avec des dirigeants inféodés aux intérêts français contre le Mali souverainiste de Modibo Kéita, notre pays se retrouve aujourd’hui dans la serre avec cette Mauritanie, au nord-ouest, et le Burkina de l’actuel proconsul, Blaise, au sud-est. Est-ce là un hasard ? Ce qui étonne, c’est l’ignominie du pouvoir actuel à Conakry, la Guinée SEKUTUREYA salie par des héritiers qui disent Oui à la place de tous les « Non » de refus du héro africain qu’est le Père Sékou Touré. L’histoire lui donne une fois de plus raison, à lui tout comme au Dr Kwamé Nkrumah et à Modibo Kéita, de vrais hommes, porte-flambeaux de la dignité de l’homme africain.

Revenant au dévolu des prédateurs mondiaux sur le Mali miné par la félonie d’individus de rien, des parvenus de bas étage hissés au sommet par accident de l’histoire, j’affirme que cette thèse alternative d’un autre front de règlement de la question palestinienne et arabe, en filigrane de cette 3ème guerre mondiale camouflée, par programmation et isolement, n’est, certes, pas la seule à expliquer l’actuel complot contre le grand Mali. Elle rejoint en toute logique celles d’autres analystes, telles les révélations de l’éminent Doumby-Fakoli, notamment au sujet des implications souterraines démasquées de la franc-maçonnerie noire, ces assassins du Banconi.

Mais, une chose est claire, le fil conducteur du schéma actif de la déstabilisation mondiale a un radical unique : le racisme. D’aucuns se poseront tout de suite la question de savoir comment se fait-il que Barack Obama, le N°1 américain, « l’homme le plus puissant du monde », puisse se prêter à une telle hérésie démoniaque à l’égard des non-blancs, comme lui, victimes depuis des siècles de cette traîtrise abjecte de « la couleur » ? Ces sceptiques et circonspects n’imaginent pas la puissance de ces groupes et lobbies qui s’imposent à la décision de la Maison Blanche, quel qu’en soit le locataire. Ils ont fait de l’homme – le Nègre de service, car ce qu’a été le monde avec ce mandat qui s’achève est loin de la conviction des démocrates excédés par les barbaries de la Busherie. Pourtant, qu’est-ce qui a véritablement changé ? Il n’a pu ramener le pays à la raison divine de son rang de premier, donc de responsable de la marche de l’humanité vers la vertu, débarrassée des animosités génétiques de notre espèce. Il reste et baigne dans la logique minable de la raison animalière du plus fort qui abuse des faibles, du loup qui n’a cure de l’innocence clamée de l’agneau, dont la tendresse lui est visiblement d’un affront insupportable : « Si ce n’est pas toi, c’est donc ton frère ».

Le complot contre le Mali est indéniable à l’examen des acteurs et des facteurs, des discours et des actes :

Les agresseurs du Mali sont d’abord le MNLA. Curieusement les troupes d’ANÇAR EDDINE, presque une dissidence, les accompagnent dans l’invasion des cités. Puisqu’il était clair que AQMI a pour champ le Maghreb, les services français, qui ont créé de toute pièce le MNLA, mettent une autre figure sur l’échiquier avec l’Afrique noire comme champ et pour adouber ANÇAR EDDINE : le Mujao. Il est chargé par commanditaires, comme son nom l’indique, de semer le désordre en Afrique de l’Ouest. Curieusement sa dénomination est toute française, donc un pur produit français, cela va sans dire, avec un lexique (concept d’unicité) en porte-à-faux avec la culture des hommes mis en avant. Les islamistes, c’est de notoriété publique, prennent les Occidentaux pour des cafres, des chéitanes, ou ennemis de l’Islam. Comment ceux-ci peuvent-ils logiquement baptiser leur organisation usant de la langue des mécréants qu’ils disent combattre ?

Comme tout cela ne vise qu’à rendre le calcul fastidieux pour les Nègres chantant, dansant, riant et se plantant aux colin-maillards puérils, on invite en plus du Boko Haram à se joindre à la foire aux islamistes. Rfi, dans ses frondes à la volée, nous apprend qu’on aurait vu des membres de ce mouvement à Gao. Ils ont dû venir par avion.

Mais, où a-t-on jamais vu une troupe combattante, une armée de libération supposée, occuper un espace de conquête et laisser d’autres forces en armes venir tranquillement se balader, s’installer librement, et patrouiller sur son territoire, en faisant du coup un no man’s land ? Et, dire qu’ils parlaient d’Indépendance. Comment se fait-il que ? Une pure blague. Les officiers du MNLA seraient-ils aussi insensés et maboules pour prendre ce risque à cautionner une auto invitation d’éventuels concurrents ? La preuve, ils se feront avoir par le Mujao, au bout du compte, dans leur « capitale ». Penser que ces jeunes touareg auraient péché d’amateurisme en défense relève du simplisme.

En vérité, tous les autres groupuscules qui les ont suivis, sans forcer de barrages à ce qu’on sache, sont des partenaires circonstanciels mis ensemble par un seul et même mentor, la France (en Mauritanie, en Algérie, au Burkina, au Niger, en Libye, au Tchad, en Côte d’Ivoire), raison pour laquelle ils se sont mutuellement tolérés et ont cohabité en chiens de faïence, jusqu’au jour où le maître à tous a changé ses plans sans aviser, faisant du conflit septentrional une question d’islamistes occupant le Nord du Mali, au dépend de la cause touarègue instrumentalisée. Mais, puisque le maître du jeu est avec tout le monde, il ne lâche pas totalement la carte du MNLA, et la confie aux autorités du Burkina, comme on l’a vu, avec objectif de les remettre en selle, et les convaincre d’abandonner le projet sécessionniste, en acceptant une collaboration avec l’armée malienne, faisant croire que ce sont les islamistes l’ennemi commun. Des experts et officiels français vont conseiller cette voie d’issue, et les vendus de la presse nationale seront mis à contribution. Mais, le petit Qatar, émirat discret sans aucune ambition expansionniste connue, vivant aisément de sa rente pétrolière et de l’investissement financier de ses pétrodollars, sans visée religieuse, très occidentalisé au contraire, amateur de bonnes chairs, allié des Etats-Unis, qui s’est trouvé embarqué aux côtés des assaillants de la Libye, passé partenaire commercial privilégié de la France, s’invite dans la bouillabaisse sahélienne, en soutenant les islamistes, censés pourtant être les ennemis de ses amis.

Qui n’a toujours pas compris que ces islamistes, soi-disant, sont au service des Occidentaux, qui les manipulent directement, ou indirectement, à travers des couvertures ?

Qui n’a pas compris que les récents versements de rançons (des dizaines de millions d’euros) à ces mouvements servaient, exprès, à financer les activités de ces alliés sataniques ?

Qui n’a pas saisi que la stratégie des comploteurs, France et alliés, est de favoriser un profond ancrage des extrémistes dans la société malienne pour pourrir les liens sociaux multiséculaires, donner une réalité matérielle à leur montage séditieux, fragiliser le lien au moyen d’une ligne de fracture exclusive, et rendre possible au finish la scission du pays par d’autres acteurs que la seule minorité touarègue. Raison pour laquelle tout est entrepris par nos ennemis pour que l’Armée nationale, creuset de l’unité nationale, ne soit pas dans son rôle de libérer, seule, les régions occupées, toute chose qui va conforter le sentiment national et l’orgueil patriotique de ce peuple guerrier.

La France, les Etats-Unis et leurs valets travaillent, sans devoir de réserve, à amplifier la défiance entre les ethnies, entre les populations, entre les communautés, entre les sensibilités religieuses, entre les régions, car c’est l’arme qui doit leur faciliter la « somalisation » projetée (le démembrement manigancé du Mali), en faisant dire à quelques ânes savants de nos régions nord que le Sud n’aurait rien fait (malgré tout), que les populations ont été abandonnées par l’Armée et par les autres frères. Puisque faire un Etat touareg sur le dos des Noirs se fait trop gros à défendre, alors, il faudra entraîner quelques bourriques de ces zones à vouloir se désolidariser de leurs semblables, en leur faisant miroiter des gains mirobolants dans un schéma d’autonomisation, où le rapport Blanc – Noir se fera de toute façon à leur détriment, comme en Mauritanie esclavagiste voisine.

Comment comprendre que la France mette ses colonies sans honte à bloquer les armes du pays dans leurs ports, et imposer l’appel à des troupes étrangères à nos autorités dans un dialogue déloyal ?

– Je suis capable de me défendre tout seul si tu me prêtes ton arme en plus du mien.

– Non, je viens avec ma bande si tu veux, sinon pas question.

Les vendus, les traîtres et les apatrides prétendent que nous avons longtemps tergiversé inutilement (?), faisant semblant d’ignorer que nous avons livré une rude bataille contre les auteurs de la trahison prouvée de la Nation, coupables des graves errements politiciens, complices du Général en cavale, qui nous a valu d’avoir une armée laminée, dépouillée, sacrifiée, trahie, massacrée, qui doit nécessairement se remettre, avant tout avec des armes et des munitions, que les comploteurs nous refusent depuis tout ce temps.

La France tente en vain sur la fronde des ondes de Rfi d’humilier les Maliens par des allusions grossières d’incapacité, et de supplication de l’aide. Le bras de fer avec nos autorités sur la venue ou non des troupes de la CEDEAO et tutti quanti prouve à merveille que ce peuple a de la valeur et de la ressource. On ne prouve pas le contraire en armant des bandes de mercenaires et en privant le pays de ses propres moyens de défense, des armes achetées avec la sueur et le sang du peuple pour le servir. C’est cela la lâcheté. Tous les gouvernements voisins qui ont trempé dans cette traîtrise en répondront un jour ou l’autre. Nos voisins savent tous que du temps du Général Moussa Traoré, pas si loin, aucun de ces pays ne pouvaient faire face à une seule de nos régions militaires. Pas besoin de commentaires. On a vu comment, sous ATT, des conseillers militaires français ont démonté les systèmes des têtes de missile (soviétiques) de nos batteries de défense. Aujourd’hui, l’Armée malienne, qui reste digne, malgré les coups bas des politiciens, n’a rien à se reprocher. Et ce n’est pas les insolences et injures de crétins qui vont la démoraliser. C’est elle qui a été à la pointe des interventions victorieuses de la CEDEAO sur d’autres champs, comme en Sierra Leone ; et si ce n’est son assignation à la diète du sous-équipement, malgré les armes sophistiquées données par les Occidentaux à l’ennemi, il aurait été loisible de savoir ce qu’elle vaut. Le Gouvernement doit engager sans délai le service militaire obligatoire, et instruire la défense civile.

Ce qui pose problème, c’est la nullité de nos politiques. En vérité, il nous faut formuler différentes plaintes contre nos agresseurs et leurs alliés, et contre les sous-fifres maliens qui agissent contre les intérêts nationaux, depuis le renversement de leur chef de file. Il est inutile d’attendre un élan de dignité de quelqu’un qui n’en a pas. La rétention indue de nos armes aux ports de pays de transit demande une plainte devant les juridictions internationales. Quel droit applicable autorise cette forfaiture étrangère, là où nous ne sommes sous aucun embargo officiel des Nations Unies ? Il y a manifestement une mise en danger volontaire du peuple malien. Ce serait encore l’Armée malienne qui serait défaillante, si des colonnes profitaient du dénuement pour accaparer d’autres positions ? Soyons sérieux. Les Maliens n’ont aucune raison d’avoir honte devant cette vilénie d’en face.

Et, la campagne mensongère sur Rfi n’ébranle nullement notre détermination patriotique. Les choses se passeront comme les Maliens l’auront voulu et décidé. Si quelqu’un est garçon, qu’il vienne dire le contraire ici, au Mali.

Le temps dit perdu est, en réalité, le temps dont les commanditaires du complot contre le Mali (la France et ses alliés engagés en Syrie) avaient besoin pour se repositionner, empêcher la reconquête malienne du Nord, et permettre à ses mercenaires de bien s’implanter, mettre en place les dispositifs qui doivent aider les combattants « islamistes » à sa solde contre une armée décidée, résolue à reprendre le contrôle de son territoire. En fait, le Mali se fait accuser des retards qui ont été imprimés par les diversions de ses faux amis. La libération des villes envahies ne devaient autant durer ; pour le grand nord, peut-être, mais pas nos capitales régionales.

L’autre élément du plan français, c’est l’excitation du mouvement islamiste dans la capitale, d’abord en faisant croire à certains abrutis et imprudents qu’ils ont la réalité du pouvoir, étant « plus forts » que les acteurs politiques, et en ravivant les rivalités entre Mahmoud Dicko, le Président du Haut Conseil Islamique, et Ousmane Chérif Haïdara, leader du Mouvement international « Ansar Dine », comme l’avait envisagé ATT. La sagesse de ces grands messieurs ne peut les amener à foncer tête baissée dans ce piège grotesque. Mais, ils sont avertis, car l’ennemi a plein de tours pour créer la confrontation, y compris par personnes et communautés interposées. Les mêmes Occidentaux sont entrain de placer un peu partout des pouvoirs islamistes (Tunisie, Egypte, Libye, Yémen, Syrie…), mais pour mieux les mater après, en rallumant par des subterfuges la haine de l’Occident, comme présentement à travers le film satanique décrié et les caricatures en pure provocation de Charlie Hebdo (combien de morts dans les pays musulmans ? combien aux USA ? combien en France ?), pour créer des tensions qui profitent à l’économie militariste, aux affaires d’armement, mais aussi aux vols de nos ressources. Que sont-ils entrain de tramer maintenant dans les champs pétrolifères du pays, débarrassés de tout contrôle ? Car les mercenaires travaillent à créer une situation de blocus de l’Armée et de l’Administration, pendant ce temps d’autres débarquent tout bonnement et profitent de nos richesses. Et, ils veulent visiblement que ça dure, pour soigner sans doute leurs crises avec nos ressources volées. Il faut que les populations maliennes soient avisées du complot.

Voyez le train de leur coup en Syrie. Pour éviter à la Chine et à la Russie de se braquer, on a trouvé un conflit sino-japonais à distraire Pékin, avec un trouble fête taïwanais.

Nous en avons assez des manipulations, des montages, des mensonges, des crimes que les Occidentaux perpétuent chez nous. Après les peuples américains et français, j’en appelle également aux peuples africains, et en premier lieu aux Guinéens, Algériens, Sénégalais, Marocains, Nigériens, Burkinabés, Ivoiriens, Mauritaniens, à manifester leur solidarité avec le Mali, contre ce complot qui implique certains de leurs dirigeants. La fraternité que le Mali a toujours eue pour ces peuples demande aujourd’hui un juste retour de générosité, d’engagement, de soutien.

La coalition des sangsues mondiaux, et les dirigeants corrompus d’Afrique nous empêchent de nous défendre, en voulant nous imposer leurs conditions d’affaires, de marché, de business, et non la main amicale que nous sommes en droit d’attendre de vous. Ne restez pas inactifs, civils et militaires, nous serons tous victimes, si nous acceptons ce chantage à pays souverain en danger, car nous sommes tous à la même enseigne pour les puissances dominatrices et les gouvernants prédateurs. La solidarité entre populations civiles, d’une part, et la fraternité d’armes entre militaires, d’autre part, feront le salut commun, car aujourd’hui c’est le Mali et les Maliens qui souffrent, mais après nous, qu’il soit clair, personne ne sera épargnée. Ensemble, défendons la dignité de chacun de nos peuples, pour ne pas demain nous retrouver esclaves des puissants.

Mohamed Salikènè

Président du parti SOLIDARITE

Président des Forces de Solidarité Patriotiques

26 septembre 2012

Le coup de poignard dans le dos. part.4

Les conséquences attendues du coup de force du 22 mars 2012 :

Avec la chute d’ATT, en espace d’une semaine toutes les régions du nord Mali sont tombées entre les mains des islamistes terroristes. Cela a été accompli par le MNLA dans le wagon des terroristes sans combat, ni résistance de la part de l’armée malienne qui était totalement désintégrer, et dont la chaîne de commandement corrompu a été décapité par les putschistes. Ainsi le Mali privé du deux tiers de son territoire national, la saga peut alors commencer pour les islamistes qui ont renvoyé les régions du nord dans le court- âge !

En effet, avant de rentrer dans les détails de cette analyse mesquine, mais pertinente pour l’histoire, et pour les générations futures, il me semble nécessaire de mentionner « le rôle néfaste » que le MNLA a joué lors de la prise des villes du nord alors que ce dernier se voulait un mouvement de libération !

Lors que Gao est tombé entre les mains du MNLA ce dernier dans une soif de vengeance contre l’élite politico- militaire a pillé les administrations obsolètes héritées de l’État malien. Les hôpitaux, et les médicaments maigres ont été volés. Le MNLA comme un ouragan a marché sur les maigres acquis que l’État malien a construits depuis 1960. Les jeunes touaregs hautins, et aigris n’ont pas hésité à violer les femmes, et dépouiller les commerces.

C’est pourquoi, les populations du nord- Mali n’ont pas hésité quand l’heure de la vérité a sonné entre le MNLA, et les islamistes à joindre les milices du MUJAO (Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’ouest), et ANSAR DINE (mot en arabe, il signifie les défenseur de l’islam) pour en découdre avec « les prétendus libérateurs, et indépendantistes du MNLA » lors que ce dernier n’en revenait plus à supporter la présence des groupes combattants islamiques qui ont pris une taille considérable dans les régions occupées, car pour le MNLA, les islamistes le gênait, et l’empêchait de savourer sa victoire militaire sur l’armée malienne en débandade totale après le chute d’ATT.

Ainsi le MNLA comme un chien perdu a été chassé du nord- Mali en une seule journée avec l’aide des jeunes qui ont pris les armes de fortune (bâtons, haches, marteaux, gourdins, fouets…) préférant ainsi le joug islamique que d’accepter un mouvement dit de libération dont l’arme est le vol, le viol, et le racisme.

En effet, rentrer dans certains détails qui dépassent le cas malien en termes d’analyse de la question du terrorisme islamique international me détromperai largement de l’objectif de cette « analyse sur la crise malienne », et relève d’un ouvrage ou plusieurs ouvrages. Je pense qu’il y a des milliers d’ouvrage spécifiques qui abordent ce sujet combien complexe. Je sais également que la connexion entre différents réseaux jihadistes est une évidence en somme, et en ce sens ceux qui sévissent aujourd’hui dans le nord Mali sont connectés, et liés à certains pays du golf, et aux réseaux nébuleux qui frappent aveuglement les innocents de partout dans le monde.

Les facteurs exogènes de la crise malienne :

La crise actuelle du Mali a des facteurs exogènes dont le grand rôle peut être attribué aux Etats-Unis, et la France. Les Etats-Unis d’abord : pour renforcer leur hégémonie mondiale, les Etats-Unis voulaient installer une base militaire au nord du Mali non seulement pour mener leur prétendue lutte contre le terrorisme, mais aussi renforcer leur présence militaire dans cette zone géostratégique de haut niveau selon les spécialistes. Mais grâce à la pression des mouvements sociaux et certains partis politiques, ATT n’a pas pu satisfaire cette demande étatsunienne. Mais il était clair qu’ATT a toujours travaillé activement pour la réussite d’une telle entreprise, et s’ajoute à cela la France voyait d’un mauvais œil que son « périmètre carré » soit envahit militairement par les Etats-Unis. Pour punir le Mali, les américains n’ont jamais pardonné une telle faiblesse d’ATT. C’est pourquoi, et au delà des annonces d’effet, des condamnations de principe, les Etats-Unis ont laissé faire AQMI, et n’ont jamais voulu aider le Mali activement, et effectivement à lutter contre les rebelles touaregs, et les terroristes islamistes. Enfin, la France sarkozienne, et droitière : suite au refus malien de signer « les accords de réadmission » ; une fois de plus grâce à la vigilance citoyenne, et politique des maliens et leur soutiens internationaux, la France avait commencé de bouder le Mali depuis 2006.

 

La question des otages français détenus par AQMI :

Neuffrançais sont détenus par AQMI dans le désert malien. On peut lire entre les lignes, et sans difficulté majeure les déclarations successives des dirigeants français (excepté le changement de discours intervenu avec l’arrivée d’Hollande à la tête de la France) que ceux-ci se soucient de la vie de leurs compatriotes que de la vie de plus de quatorze millions de maliens, et la stabilité d’un pays pauvre.

Ainsi, la France a toujours fermement empêché ATT de livrer réellement la guerre contre les rebelles touaregs, et les terroristes d’AQMI enfin de préserver la vie de ses otages, car AQMI dans le passé n’a pas hésité à exécuter un otage français suite à l’opération manquée de l’armée française pour le sauver.

En résumé ; entre les désirs expansionnistes américaines, le périmètre carre français, la vie des otages français, la présence islamiste, les groupes armes rebelles, les propres ambitions politiques d’ATT, une armée malienne morcelée sur avis des experts militaires français, et américains, une population abandonnée à elle-même, que pouvait-il rester du Mali si ce n’est la crise que nous connaissons aujourd’hui, et le démembrement ?

La CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) :

J’ai indiqué un peu plus haut que je reviendrai plus largement sur le rôle que la CEDEAO a joué dans cette crise malienne. En effet, la CEDEAO est un syndicat des Chefs d’Etats illégitimes qui agissent, et décident au nom des peuples de l’Afrique de l’ouest. En sanctionnant (économiques, politiques, diplomatiques) le Mali suite au Coup d’État du 22 mars 2012, la CEDEAO n’a fait que de jeter de l’huile sur le feu, et de donner le coup de poignard dans le dos à un peuple meurtri. Cette position de la CEDEAO nous montre sans appel qu’elle agisse sous les injonctions de la France, et les Etats-Unis, ce qui nous amène à se poser tas de questions.

Depuis quand cette organisation se soucie de la démocratie, et de l’État de droit ?

Quand se soucie- elle de l’intégrité territoriale du Mali ou de l’un de ses membres ?

Ou était-elle quand ATT entreprenait la reforme constitutionnelle enfin de se maintenir au pouvoir ?

Où était-elle quand les jeunes soldats ont été égorgés, et éventrés par les groupes terroristes ?

Comme si le calvaire que vit le peuple malien ne suffit pas, comme si l’humiliation que subit le Mali ne suffit pas, la CEDEAO bénie par les puissances impérialistes condamne ainsi tout un peuple à la mort à petit feu. Ainsi, la CEDEAO de par les sanctions a déclaré la guerre au peuple malien, et lui a donné le coup de poignard dans le dos.

En une semaine de sanction, les hôpitaux à Bamako ne sont plus alimentés en électricité; conséquences : des centaines de morts par jour faute de soins, les PME ne fonctionnent plus, les prix des denrées de premières nécessités ont explosé, le carburant, les médicamentes de base manquent, les banques n’ont plus de crédit, l’administration tourne au ralentit, le commerce bloqué, les mines sont serrées, les ventres creux, l’amertume se lit sur tous les visages (au grand bonheur du FDR, le front dit anti- coup d’Etat, et l’élite), que vous dire de l’intérieur du pays, dans nos campagnes, nos villages, nos hameaux, nos cercles ou vivent la grande majorité silencieuse dépassée, sonnée et assommée. Ainsi toutes les conditions sont réunies pour envoyer le Mali dans une guerre fratricide de cent ans.

Maliennes et maliens, l’heure est très grave, notre génie est défié, notre dignité bafouée, notre honneur souillé. L’heure est venue de parler d’une seule voix, de dépasser les égaux, les clivages, les fractions, les appartenances pour un sursaut national, et pour un peuple, un but, une foi.

En effet, les petits esprits pensent que « le dieu des crépuscules » a frappé le pays : Mali. Certes les temps sont difficiles. Notre armée est en difficulté, notre économie est en lambeau, nos concitoyens font comme ils peuvent, mais nous nous révélerons, nous nous battrons, et nous sommes confiants en la victoire, la victoire du bien sur le mal, la victoire de Dieu sur le Satan.

Ne nous trompons pas d’adversaire, car le problème du nord- Mali est un problème politique. Sans être de ceux qui pensent que « le malheur c’est les autres », je suis intiment convaincu que le malheur du Mali se trouve en trois niveau :

  • 1l’élite politico- militaire (avec l’aristocratie Songhoî- touareg) corrompue qui a gouverné le pays depuis l’avènement du pseudo- crypto démocratie en 91 ;
  • 2 les puissances impérialistes (la France en sa tête) qu’a tout fait pour que le Mali ne livre la guerre contre les « forces obscures » qui occupent le nord Mali aujourd’hui préférant ainsi sacrifier la vie de plus quatorze millions de maliens au profit de neuf vies françaises ; des prétendus otages qui ne sont que des espions de la cinquième colonnes.
  • en fin la Libye de Kadhafi qui voulais re- coloniser l’Afrique subsaharienne après son dérapage au moyen orient, et après que les pays arabes lui ont tourné le dos à cause de ses irritations, le laissant à la merci de l’embargo impérialiste pendant des longues années avant que ce dernier ne le liquide physiquement au nom de la prétendue liberté.

Maliens personne ne peut, et ne va mourir pour nous. Ni la CEDEAO, ni les Nations- désunies… ! Il appartient au peuple malien de livrer une guerre sans merci, et sans pitié contre « toutes les forces rétrogrades de l’intérieur, et les terroristes ». Les petits esprits pensent que la CEDEAO peut mener cette lutte en lieu, et en place du peuple malien. Non et mille fois non, car le Mali semble aujourd’hui à « un malade qui est prêt à avaler n’importe quel médicament pour se soigner » oubliant que certains médicaments sont faits pour achever le malade lui même. Il faut que toutes les énergies patriotiques se conjuguent de l’intérieur, et de l’extérieur pour enfin mener la lutte de libération, et cela passe par une « conférence nationale souveraine » qui permettra de poser le débat, de donner la parole, et la décision au peuple souverain pour le choix de sa politique, et de ses dirigeants. Certains diront que vu « la crise, et l’urgence de la situation, on peut se passer d’une telle initiative », c’est oublier que c’est exactement vu l’urgence, et la crise que nous devons aller vers une conférence nationale souveraine, car il ne faut jamais confondre rapidité, et précipitation. De même, certaines puissances impérialistes parlent d’élection comme solution de sortie de crise, et pourquoi pas « le peuple ne parle pas de conférence nationale enfin de se passer de la machine lourde, et bureaucrate des élections dont le résultat est connu d’avance?»

La première partie de cette « réflexion sur la crise malienne publiée au lendemain du coup d’État » me conduit aujourd’hui à ajouter cette dernière partie. En effet mon cher lecteur, je disais en son temps que compte tenu de la gravite de la situation (juste après le coup d’État, et l’occupation vertigineuse des régions du nord- Mali), je n’avais ni le temps, ni la tête de publier cette réflexion, car j’écrivais par tâtonnement, et en fonction de ma disponibilité. Des centaines de mails m’ont été adressé (inondant ma boite émail) de partout dans le monde me demandant notre point de vue sur cette crise que connais notre pays.

Je n’ai pas voulu réagir à chaud pour éviter d’exprimer hâtivement un point de vue dont la somme serait faite sous l’émotion, le sentiment blessé d’un patriote, ou encore moins sous la pression. Également il y avait des pièces manquantes de cette crise qui n’est qu’a son début. Ainsi toute analyse précipitée ne pouvait que produire l’effet contraire, c’est pour toutes ces raisons que je suis reste égal à moi-même et surtout en ce moment cruel de l’histoire de notre pays. Ainsi, on peut au jour d’aujourd’hui se prononcer avec objectivité sur cette crise malienne d’où la présente modeste réflexion que les uns, et les autres sont en droit de le critiquer ou de le soutenir. En effet, suite à l’accord- cadre signé entre le CNRDRE, et la Cedeao le 06 avril 2012, cette dernière a levé ses sanctions criminelles contre le peuple malien, mais le mal est déjà fait. La révolution du 22 mars 2012 a révélé au grand jour les crimes politiques, et économiques de la rapace politico militaire du Mali qu’a dirigé le pays depuis vingt ans bientôt. Il est clair que le 22 mars 2012 sonnera le début d’une nouvelle ère pour le Mali, et que le peuple ne sera plus spectateur de son propre destin. Il se battra pour porter au pouvoir ses représentants légitimes, et authentiques. Les années à venir verront l’émergence d’une nouvelle classe politique de femmes et d’hommes soucieux des intérêts de notre peuple. Avec l’occupation du nord par le MNLA, les terroristes, les populations maliennes du nord feront ils confiance aux politicards du sud qui n’ont jamais étudié objectivement la question touaregs. Cette situation du nord laissera sans doute des séquelles inouïes, et les populations maliennes du nord constateront qu’elles ne peuvent compter que sur elles- même, car l’échec des politiciens qui ont vendu le pays est patent.

En ce sens, il faut le sens suprême de la responsabilité, et un pouvoir fort pour que tous les maliens soient traités au même pied d’égalité. Selon les témoignages de certains de nos amis de Gao, les administrations ont été pillées, les commerces, les banques éventrées, les femmes violés par les rebelles touaregs, s’ajoute à cela les amputations, les lapidations, les flagellations, les mariages forcés tout ça au nom de l’islam.

Sur le plan international :

De même cette crise vient de montrer que le Mali n’a pas d’amis, et que ni les Etats-Unis, la France encore moins la Russie, et la Chine ne lèveront effectivement le petit doigt pour sauver le Mali. Le Mali vient également de comprendre que le prétendu rôle (pays exemple en matière de démocratie) n’était que de lueur. Il se réveille brusquement dans la réalité amère, et cruelle pour affronter seul son destin.

Sur le plan sous régional :

La CEDEAO sous les injonctions de la France, et les Etats-Unis, veut envoyer des troupes au sol pour recouvrir l’intégrité territoriale du Mali. Mais l’histoire nous enseigne, et nous l’avons mille fois dit que « les forces étrangères se transformeront tôt ou tard en une force d’occupation ». En effet, il serait naïf de croire que les forces de la CEDEAO viendront mourir pour nous. De même le Président ivoirien Alassane Ouattara même s’il affirme le contraire, veut recaser ses anciennes milices en chômage au Mali. Le Mali doit rester vigilant sur ce point, et doit dire non aux forces de la CEDEAO. Si un rôle quelconque doit être attribué à la CEDEAO dans la crise malienne, cela ne peut être fait que sous un angle politique enfin d’aider le Mali à sortir de la crise. Ainsi me semble t-il, il appartient au Mali de reconquérir le nord politiquement ou militairement.

Ainsi et au delà de tout ce que nous venons de mentionner, la solution aux problèmes maliens doit venir de l’intérieur, et non de l’extérieur. Il faut à tout prix malgré l’urgence de la situation, et les difficultés dans lesquelles le Mali se trouve aujourd’hui, des solutions maliennes aux problèmes maliens sans quoi l’effet contraire se produira.

Toute solution extérieure n’aura d’effet que dans le court terme, mais le mal subsistera pour des longues années, et resurgiras tôt ou tard. Il appartient à l’ensemble des maliens de discuter, d’échanger sans tabou pour que « plus jamais de telle situation ne se produise plus dans notre pays, et dans l’Afrique tout entière ».

 

 

Tahirou Bah

Le coup de poignard dans le dos. part.3

Les rébellions touaregs ou la boite de pandore

Jusqu’ici tout était réussi pour ATT, mais cette reforme constitutionnelle ne pouvait en aucune façon passée. Incompris et bloqué par le peuple malien dans son entreprise obscure de tripoter la constitution, que reste-il pour lui (ATT) si ce n’est d’ouvrir la boite de pandore; la rébellion touaregs; la plus grande plaie de notre pays depuis 1960.

En effet, lorsque la crise libyenne a commencé en février 2012, c’est ATT en personne qui a encouragé explicitement les jeunes touaregs à rejoindre les milices de Kadhafi avec lequel il avait fait du Mali un protectorat libyen. Également, il y a des fortes chances qu’ATT avait des accointances avec certains islamistes, car le leader actuel du groupe terroriste d’Ansar Dine qui s’est emparé de Kidal, et de Tombouctou Iyad Ag Aly n’était autre que le consul du Mali en Arabie Saoudite nommé par ATT lui-même en guise de reconnaissance. Nous savons qu’Iyad Ag Aly a été expulsé d’Arabie Saoudite pour trafique de drogue, et de connexion avec les réseaux islamistes.

Après la chute de Kadhafi, des centaines de jeunes touaregs rentrèrent au Mali avec armes, et bagages. ATT les accueille en grande pompe, leur donne de l’argent sans pour autant les désarmer. Ainsi ATT cherche à créer un petit chaos au nord du Mali croyant le cadrer, et le contenir enfin d’empêcher la tenue des élections, car selon certaines sources ATT aurait déposé des sommes faramineuses en Lybie, et l’on comprend alors toute sa perte, et son amertume « qui n’est caché à personne excepté ceux qui ne veulent rien voir, et qui sont pires que des aveugles » du fait de la chute de Kadhafi. C’est pourquoi, ATT le jour de la mort de Kadhafi aurait passé dit-on toute la journée les larmes aux yeux faisant comme s’il pleurait la « mort d’un grand parmi les grands hommes qui ont marqué l’histoire de l’Afrique » alors qu’il ne pleurait que sur son propre avenir !

Autre facteur, et selon des sources sûrs, les forces armés du MNLA, et certains islamistes armés ont traversé le long des frontières limitrophes du Mali (le Niger, et l’Algérie) sans y être inquiétés par les autorités de ces pays voisins du Mali. Ainsi me semble- t- il, il y a des fortes chances que les services secrets français, et même la CIA étaient au courant de ses mouvements militaires des forces rebelles, mais ont laissé faire pour la France sarkozienne d’abord « il s’agissait de faire tout pour ne pas fâcher les terroristes islamistes et leur alliés de circonstance le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) enfin de sauver des vies françaises », et pour les Etats- unis ceux- ci étaient occupés, et préoccupés par la « gestion politique et économique » de la Lybie post- Kadhafi.

ATT aussi con soit-t- il, et aveuglé par ses propres desseins ; même s’il affirmait le contraire en publique travaillait à pied d’œuvre en cachette pour rester au moins deux ans de plus au pouvoir, n’a pas vu « le danger qui guettait son pays ». Pris dans son propre « jeu machiavélique », l’effet contraire s’est produit, car le MNLA plus politique, et plus structuré que toutes les rebellions précédentes a vite pris le pas, et une dimension de taille. Enfin de montrer l’image d’un vrai Général ; ATT se targuait d’être un fin connaisseur de guerre, il n’arrêtait point de donner des leçons affirmant qu’il a fait la guerre, et qu’il sait de quoi s’agit- elle. Il se targuait également d’être un ancien émissaire des nations unis pour la paix en Centrafrique. Ainsi, le Sen-Tsu malien envoya ainsi au front du Nord- Mali des jeunes recrus (promotion 2010 selon les sources) de l’armée malienne sans formation digne de ce nom, non aguerris au combat, inexpérimentés, et peu habitués aux conditions dures du désert du Sahara. C’est ainsi, et d’une manière explicite, et en connaissance de cause que le Général ATT envoya à la boucherie les jeunes soldats. Tombés en embuscade entre les mains des rebelles touaregs, et les terroristes, ils ont été ligotés, égorgés, et éventrés en guise de représailles.

L’image des soldats humiliés nous viennent alors du front par le biais des réseaux sociaux, et des téléphonies mobiles. ATT cherche à étouffer l’affaire, et noyer le poisson dans l’eau. Il raconte des âneries à la télévision nationale du Mali. Il va jusqu’à menacer les populations « à demi- mot- couvert de ne pas réagir  contre les touaregs restés fidèles au Mali, et enfin d’éviter selon lui l’amalgame, et la confusion ».

Les maliens appauvris à cause des politiques d’accaparement des biens du pays, des privatisations, licenciements, chômage, le clientélisme, la corruption, et la liquidation de l’école, et de la sante publique la mort dans l’âme sentaient alors atteints directement dans leur dernier périmètre carré de dignité nationale après l’intervention télévisée d’ATT qui n’a convaincu personne sauf lui-même, et sa femme.

Dans de telle circonstance aiguë, les maliens attendaient de l’action et de la réaction, mais au lieu de cela, le discours dorlotant prend place, au  lieu de l’action et réaction. Le lendemain de ce show télévisé manqué, des milliers de femmes, mères, sœurs et enfants des soldats du camp de Kati (d’où est parti le coup d’État du 22 mars 2012) victimes des politiques machiavéliques, ainsi que les probables accointances de leur propre Président avec les rebelles touaregs, et les terroristes ; soutenus par les populations de Bamako marchent sur le palais présidentiel de Koulouba. ATT une fois de plus minimise la portée de l’événement, et le qualifie du « mouvement d’humeur ».

Il organise encore un show télévisé a la hollywoodienne avec les femmes pour enfin s’expliquer oubliant que « qui s’explique s’accuse dans de tel moment ou les esprits se chauffent et bouillissent ». Une foi de plus, l’effet contraire se produit, car ce show télévisé s’est transformé en un procès public d’ATT lui-même suivi en direct par des millions de maliens.

Les femmes des soldats sans appel accusent ATT de tous les maux :

  • ATT, on raconte que vous êtes le vrai chef des rebelles ?
  • ATT, on rapporte que vous informez les rebelles sur les positions, et mouvements de nos troupes ?
  • ATT, on dit que nos maris soldats ne mangent pas en leur faim ?
  • ATT, on entend que les munitions manquent au front, car vous refusez de les livrer aux soldats ?
  • ATT, on affirme que vous refusez de donner les ordres pour attaquer, et de tirer ?

Entre autres accusations qu’ATT subissait en direct à la télévision nationale du Mali. Ainsi donc, il était clair, et nette pour tout observateur que le pouvoir qu’ATT a infantilisé, et banalisé tout au long de son règne était enfin par terre, et récupérable sans peine par le premier qui osera, et c’est ce que le CNRDRE (Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’État) a accompli le 22 mars 2012 chassant du pouvoir ce lui qui se croyait hors de portée, et intouchable.

Tahirou Bah

Mali : Le coup de poignard dans le dos. part.2

Pourquoi mars 1991 a été ?

Avec la révolution de 1991, il était évident que plus jamais « une seule personne, un seul groupe ou une seule entité ne peut plus s’accaparer du pouvoir, et le confisquer ». Dès lors, il était nette comme de l’eau limpide que « le nouveau Mali post- dictature » ne saurait mettre en œuvre les pratiques d’outre tombe qui ont caractérisées le régime militaro- civile du Général Moussa Traoré à savoir : la corruption, le népotisme, le verrouillage du jeu politiques du fait du parti unique constitutionnel. De même, que le pouvoir ne saurait être exercé par qui que ce soit sans mandat du peuple, que seul le peuple malien reste souverain pour le choix de ses dirigeants, que la somme de ce qui est convenu d’appeler « la démocratie, et le multipartisme » reste les élections libres, transparentes, que le seul combat qui reste peut être a mené, et pour le peuple malien, et pour les gouvernants reste la lutte implacable, et sans condition pour le bien être du peuple, contre les inégalités, et toutes les pratiques sombres qui ont caractérisé la dictature.

En effet, la récupération opportuniste, et réactionnaire des acquis démocratiques par l’élite « militaro- intello-civile » a été le point de départ pour « recycler, et repeindre les anciens dignitaires de la dictature, car les nouveaux maîtres du Mali en découverte du luxe, les palaces huppées avaient besoin d’expertise des anciens. Mieux la nouvelle élite de mèche avec l’ancienne classe orchestrait en permanence pour couper l’herbe sous le pied de l’élan populaire, et patriotique, et amorcer ainsi la logique du « coup d’État permanent »* contre le peuple malien, et ses représentants authentiques. Comme le dit l’autre « contrairement à la pensée populaire, l’histoire n’est pas écrite par les grands hommes » ; Résultat ; la nouvelle élite dénudée de toute éthique est devenue « la fausse-héroïne » de mars 1991. Elle a alors été idéalisée, et les médiats à la solde répercutent sa propagande jusqu’aux burlesques.

C’est pourquoi aujourd’hui, il n’est pas anodin de voir cette même élite se hisse en défenseur de la démocratie, et appeler d’une voix honteuse soit –elle à une intervention militaire contre le Mali. Nous ne sommes pas dupes, l’intervention de la CEDEAO est sollicité par l’élite enfin d’écraser « les patriotes », et non de libérer le nord- Mali.

Ainsi me semble t-il le Mali vit depuis lors au rythme du coup d’Etat permanent orchestré savamment par cette élite politico-militaire. De 1992 à 2012, l’élite militaro politique corrompue s’est accaparée de tous les biens publics : comptes bancaires, villas, vergers, voitures de luxe, châteaux: le luxe absolu en somme tout en mettant les droits sociaux et culturels de notre peuple dans le caniveau.

Frauduleusement élu (trahissant ainsi le principe des élections libres, et transparentes l’un des fondamentaux de la révolution de mars 1991) contre vingt trois candidats pléthoriques, le candidat indépendant ATT n’avait que deux objectifs majeurs:

  1. la réhabilitation des anciens dignitaires de la dictature déjà amorcé sous le régime du Président Alpha Oumar Konaré.
  2. renforcer le coup d’Etat permanent contre le peuple malien en vue de laisser la place à une autre élite plus parasite, plus soumise, et plus corrompue pour couvrir les sales besognes de l’élite précédente.

Ainsi, le régime d’ATT commence alors de diriger le pays par la plaisanterie, la moquerie pour brouiller les pistes. Candidat « indépendant sans formation politique », il entame savamment avec des partis et associations satellites la propagande ignoble contre « les partis politiques patriotiques » enfin de convaincre, et monter les maliens contre les hommes politiques. Ce stratagème a été encré dans l’esprit des maliens à tel point que ces derniers s’empennent le long de la journée aux partis politiques tout confondus permettant ainsi à ATT et ses acolytes de gouverner sans difficultés majeurs, et mettre tout le monde au pas, et dans le même panier.

Ainsi les maliens ne manqueront plus d’occasion pour dire « qu’ils sont tous pareils ». Profitant du grand boulevard que les maliens eux même lui ont ouvert de par leur analyse caricaturale « de la politique » pour ne pas abuser « de par leur je m’enfoutisme » (je sais que ce mot n’existe pas en français, mais peu importe le lecteur voit ce que je veux dire par là), ATT met à genou l’économie du pays qui dépend de l’aide multiple dit du développement. Il entame la mise à sac de ce qui reste de l’arsenal vieillissant de l’armée malienne qui croupisse lourdement sous les programmes d’ajustement structurel, et l’avis des experts militaires français et américains. Pour mieux endormir « la fougue » de l’aile « bureaucrate » de l’armée malienne, il nomme en moins de neuf ans plus de cinquante « Généraux » dépassant l’ensemble du record « des ses prédécesseurs réunis Modibo Keita, Moussa Traoré, et Alpha Oumar Konaré ».

Ainsi, l’armée politisée, les officiers « de champs, et des salons climatisés » deviennent « les stratèges, et concepteurs » de la lutte contre la rébellion touaregs avec laquelle beaucoup sont en relation « de business, et d’affaire de drogue, de contre bandes de tout genre ». Les officiers affairistes sont couverts, et royalement traités pendant que « les vrais officiers patriotes » croupissent sous l’alcool, le chambre indien, et la drogue » du fait de l’amertume, et de la déception. C’est pourquoi, le coup d’État à « la ferme des animaux » a été exécuté par les officiers marginaux le 22 mars 2012.

Le projet de reforme constitutionnelle en 2012

S’il y a un homme qui a orchestré un complot contre le Mali, c’est bien ATT lui même. En effet, après ses injonctions, ses tentatives désespérées pour obtenir un troisième mandat, ATT le génie obscure n’avait pas dit son dernier mot. Il trouve je ne sais ou avec ses acolytes la formule magique: l’harmonisation des mandats, car il était clair, et nette qu’une reforme constitutionnelle engageait le Mali directement dans la quatrième république, et de facto une transition qui ne dit pas son nom dont tout portait à croire qu’ATT serait bel, et bien le Président. Ainsi ATT aurait bénéficié de deux ans « de bonus présidentiel », car on aurait prolongé le mandat de l’assemblée nationale, et du Président de la république jusqu’en 2014 enfin de les harmoniser avec le mandat des élus municipaux.

En effet, le peuple malien resté jusqu’ici spectateur impuissant devant le rouleau compresseur de « l’att-cratie », et les trahisons multiples de certains leaders des grandes formations politiques qui n’ont jamais consulté leurs militants, ne pouvait avaler une telle potion magique pour davantage l’halluciner. C’est pour toutes ces raisons que les organisations démocratiques de tous les bords se sont réunies au sein du Collectif Touche pas à ma Constitution pour lui barrer la route.
Tahirou Bah

*le titre de ses livres en disent longs

Mali : Le coup de poignard dans le dos. part.1

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Le 22 mars 2012 a eu lieu « le coup de force » contre le régime d’Amadou Toumani Touré mettant ainsi fin au processus des années de confiscation du jeu démocratique, et au dysfonctionnement de l’État- malien, et de ses institutions pourtant nées d’une haute lutte que le peuple malien, et ses organisations démocratiques ont mené contre la dictature, et l’oppression du régime du Général Moussa Traoré vingt trois ans de 1968-1991. Ainsi, le coup de force du 22 mars 2012 a révélé au grand jour « les trahisons multiples » de l’élite corrompue du sud- Mali avec « l’aristocratie touarego- songhoï » qui a vendu le pays, qui a été de mèche avec le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), qui a encouragé la naissance du terrorisme islamique dans le nord Mali, et qui a été « l’éclaireur de taille » pour les narco- trafiquants dans la bande sahalo- sahélienne.

En effet, pour éradiquer « l’action salvatrice du 22 mars 2012 » contre ses trahisons, l’élite à la base de tous les maux du pays, s’est érigée « démagogie oblige » en garante de la démocratie qu’elle-même a muselée, et confisquée. Elle a créée au lendemain du coup d’État du 22 mars 2012 le FDR (Front pour la sauvegarde de la démocratie, et de la république) comme en fait le régime de Vichy pour assurer « la survie de l’État français » pourtant écrasé par la barbarie, et de la tyrannie nazi, et surtout du fait de la trahison, et de la collaboration que De Gaulle a dénoncé dès le 18 juin 1940 refusant ainsi toute forme de collaboration non seulement avec les vichystes, mais aussi avec l’ennemi nazi, enfin de sauver la France de l’abîme.

De même les patriotes de la COPAM (Coordination des organisations patriotiques du Mali) doivent refuser toute forme de collaboration avec « l’ennemie de l’intérieur le FDR, et ses alliés de la CEDEAO, ainsi que leurs parrains internationaux, car tout porte à croire que c’est eux qui ont trahi le Mali, et leur ont donné le coup de poignard dans le dos pendant des années. Au lendemain du 22 mars 2012, l’élite a fait appel à la CEDEAO non pas pour sauver le Mali, mais de faire intervenir cette dernière contre le Mali, et pour lui a assuré son système corrompu contre lequel l’aile patriotique, et républicaine de l’armée s’est érigé comme un seul homme pour la renverser.

C’est pour toutes ces raisons que les patriotes maliens, doivent refuser, et dénoncer l’intervention militaire de la CEDEAO, et leur collabo locaux, car l’histoire nous enseigne que « tôt ou tard, les forces étrangères se transformeront en force d’occupation », mieux les actuels tenants, et décideurs politiques de la CEDEAO sont loin d’être « les sauveurs du Mali du joug du terrorisme islamique, et ces plaisantins indépendantistes du MNLA ». (Nous allons y revenir largement sur l’implication de la CEDEAO dans le conflit malien, et quel doit être son rôle).

En effet, malgré les divergences des points de vue sur ce qui s’est passé le jour du 22 mars 2012, on est en droit de se poser la question si nous voulons être objectif dans les analyses sur « les origines de ce coup d’État brusque, et ses conséquences qu’a connu le Mali, alors que ce dernier était cité à tord raison, et du fait de la propagande Att-eiste « comme havre de paix, et exemple de démocratie en Afrique subsaharienne ».

Ainsi, nombreux ceux qui ont été surpris, et n’ont pas compris le sens, et l’objectivité du coup d’État du 22 mars 2012 contre un régime en fin de mandat. En effet, vu de l’extérieur, le Mali était un pays démocratique, stable, mais de l’intérieur, il n’était qu’un volcan dormant. Rares ceux qui ont su comprendre que le Mali du fait de la gestion chaotique de Mr ATT allait droit au mur, et que pour le peuple malien qui doit survivre à ATT, attendre deux mois de plus (ATT devrait passer le témoin selon l’article 35 de la constitution au nouveau Président élu le 08 juin 2012) serait synonyme de deux mois de trop, et même de trop- trop, car trop, c’est trop. En effet, sans se souscrire aveuglement à n’importe quel coup d’État militaire, je suis personnellement opposé à toute prise du pouvoir par la force, et surtout de la part de l’armée, car à mon sens aucun militaire n’a été à l’avant-garde de la lutte contre le colonialisme. Ainsi pendant que les populations, et les intellectuels pan-africanistes, et progressistes luttaient contre la domination coloniale, et pour l’indépendance, les militaires indigènes (ou du moins les enroulés de force dans l’armée coloniale) de l’armée coloniale pourtant brimés, et humiliés combattaient partout dans le monde pour l’hégémonie coloniale en Indochine, au Vietnam, en Algérie, en Guinée Bissau… De même c’est les peuples d’Afrique subsaharienne et les organisations démocratiques qui se sont levés au début des années 90 pour mettre fin aux régimes dictatoriaux, et pour l’instauration du multipartisme, et de la démocratie.

Ainsi, il n’est pas anodin de voir « ces enfants adoptifs de l’armée coloniale française » perpétrés des coups d’État partout en Afrique là ou sont remises en cause les intérêts de l’ancienne puissance coloniale. Partant de ce principe légitime, et historique, je n’ai jamais approuvé qu’un sac à dos vienne de nulle part pour s’accapare du pouvoir avec force. Ainsi, nous savons faire la part des choses, car on ne peut pas mettre « tous les coups d’État dans le même panier », car il y a une grande différence entre l’arrivée de Thomas Sankara au pouvoir, et celle de Blaise Compaoré. C’est pourquoi, me semble t-il le putsch du 22 mars 2012 n’était pas dirigé « contre la démocratie, mais contre celui qui a confisqué la démocratie dix ans durant enfin de servir ses propres desseins sombres au détriment de la démocratie elle-même ».

En effet, pour comprendre « les causes » du coup d’Etat du 22 mars 2012, il serait impératif de parler de l’héritage, et de la somme même de la révolution trahie de 1991 qu’ATT lui-même (le Pétain malien héro d’hier, maudit par son peuple, et par l’histoire) a joué un rôle majeur. En effet, la grande révolution de mars 1991appartient au seul peuple malien. Il est son patrimoine propre, l’expression de ses luttes pour la démocratie. Chaque malien dans ses actes, ses pensées, ses sentiments, et même dans ses oppositions, a apporté quelque chose à sa dynamique. Il (l’héritage démocratique) appartient donc à tous, et nul n’a le droit de le confisquer, de le ramener à lui tout seul ou de le rejeter dans l’oubliette.

Certes comme tout bouleversement historique, l’avènement de la démocratie au Mali en 1991, a eu ses précurseurs, ses agitateurs, et son avant garde, mais cela n’exclue en aucune manière la paternité du seul acteur véritable : le peuple malien. Mars 1991, ne peut être revendiqué par qui que ce soit contre qui que ce soit. Il explique le présent, et doit le réconcilier avec le futur, car un peuple n’est grand qu’en assumant sa responsabilité quelle que soit l’opinion qu’on puisse en avoir.

L’histoire de l’avènement de mars 1991, est un enseignement. Elle nous montre le destin du peuple malien dans sa volonté d’émancipation vers le progrès, sa lutte courageuse, ses succès, ses échecs, et les contradictions de toutes natures politiques, sociales ainsi que les limites imposées par la réalité. L’instauration de la démocratie au Mali en 1991 doit nous inciter à méditer, à tirer des leçons autant que cela sera possible pour avancer plus forts et plus loin.

En effet, suite à la longue lutte que le peuple malien a mené contre la dictature depuis 1968, le peuple s’est imposé en mars 1991 mettant ainsi fin à 23 ans de crimes de sang et du crime économique du Général Moussa Traore. Le coup d’Etat contre le régime de Moussa Traoré (encore faut-il rappeler que seul le peuple malien, et ses organisations authentiques, et démocratiques ont payé une lourde tribu faisant des centaines de morts dont la grande majorité était des élèves, des étudiants, des femmes, et des enfants) a été une réaction salutaire, et républicaine non seulement pour arrêter « la folie meurtrière » du régime du Général Moussa Traoré qui tue de sans froid son peuple, mais aussi instaurer la démocratie, et le multipartisme au Mali. De même, le renversement d’ATT en 2012 a été une action de sauvetage collective que le CNRDRE (Comité national pour la restauration de la démocratie, et le redressement de l’État) a accompli. Le coup de force du 22 mars 2012 a été le choix du mal sur le pire pour un peuple qui doit survivre à ATT, car il était évident que ce monsieur en fin de règne avait perdu tout sens de bon sens, et conduisait le pays dans une catastrophe inconnue.

Tahirou Bah