Canada: on le fait avec vous mais sans vous

Les commentaires sur ce texte sont pour les gens qui comprennent le second degré ou le troisième va)

Le refus ou la retenue injustifiée des visas pour les participant-es de l’hémisphère sud par les ambassades canadiennes est inacceptable. Mais sans surprise.

 

Dans moins d’une semaine, le tout premier Forum Social Mondial à se tenir dans l’hémisphère nord débutera à Montréal, Québec (Depuis le temps qu’on dit aux pays du nord de ne pas organiser de gros forums où les pauvre sont invités). À moins de prendre action rapidement, un nombre significatif de délégué-es des pays de l’hémisphère sud ne pourront participer à l’événement en raison de délais injustifiés et de refus dans le processus de remise des visas par les ambassades canadiennes de plusieurs pays. (Le Canada est un pays trop peu vaste pour accueillir plus de deux milles délègues et activistes de pays pauvres pour un séjour à court terme)

Les membres organisateurs travaillant avec le Indymedia Africa Working Group (IAWG) sont au fait d’au moins quatre suspensions, et de dix refus de visas injustifiés au sein des pays desquels les membres du groupe de travail habitent. Quatre journalistes nigérians du Sahara Reporters ont été rejetés sur la base prétendue que leur demande ne fournissait pas les détails bancaires de leur organisation, même si l’ambassade n’a jamais demandé ces documents bancaires. Deux activistes bien connus des droits humains provenant du Mali, incluant la présidente de l’Association de Défense des Droits des Aides ménagères et des Domestiques (ADDAD), ont vu leurs demandes refusées sous le prétexte qu’ils-elles leurs « manquait une raison claire de faire le voyage ». La situation est la même pour le refus des visas d’organisateurs-trices populaires du réseau « No Vox Afrique », particulièrement ceux et celles du Bénin, du Burkina Faso et du Togo. Jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de réponse pour les demandes d’une activiste des droits des femmes du Nigéria, un organisateur étudiant du Ghana et un-e journaliste radio du Ghana, malgré le fait que leurs demandes aient été soumises bien en avance des échéances que le gouvernement canadien indique pour les procédures régulières. (IndyMedia ??? What?? en plus ils sont africains de pays en grosses difficultés économique ou sécuritaire, vous pouvez toujours courir)

« C’est inacceptable pour les ambassades d’être en mesure de refuser des visas sur la base d’excuses aussi fragiles que “manque de raison claires pour faire le voyage,” » mentionne Moussa Coulibaly, délégué de IAWG au Mali, qui a également vu sa demande de visa refusée. Les autorités canadiennes auraient simplement dû interdire l’organisation du Forum social mondial (FSM) dans leur pays plutôt que de tenter de le déstabiliser par un refus massif de visas aux participant-es. » (C’est plus class que de répondre: Monsieur on a pas le temps pour vous.)

« J’ai été à l’Organisation International pour la Migration, » dit Akonnor Owusu Larbi, organisateur étudiant et délégué de IAWG au Ghana. « L’organisation est responsable de recevoir les demandes de visas canadiens au Ghana. Le jour de la soumission de ma demande d’application, ils-elles m’ont dit d’attendre jusqu’à ce que je reçoive du courrier ou un appel de leur part. Ils-elles m’ont assuré que cela ne prendrait pas plus de 23 jours. J’ai appliqué le 29 juin 2016… Ce n’est pas normal. » (ils font le tri à la base, faut pas qu’il puisse mate Justin Bieber)

« Le SaharaReporters a délivré toute la documentation nécessaire pour nos délégué-es du Nigéria, » mentionne Omoyele Sowore, fondateur et éditeur de l’organe de presse provocateur considéré comme le Wikileaks d’Afrique. « Nous nous attendions à ce que si le consulat canadien ait des doutes sur notre capacité à soutenir nos délégué-es, qu’il nous demande davantage de documentation. Cela n’a pas été fait; l’ensemble des délégué-es que nous avions commandités ont vu leurs demandes de visas refusées. Le gouvernement canadien devrait savoir qu’en acceptant que le FSM se tienne en sol canadien, ils avaient donné leur accord pour accepter tout le monde sans considération raciale, économique ou sociale. (Accueillir un genre de wikileaks africains, trop risqués ce continent est le plus, mieux pillés du Monde)

“Au Brésil, nous avons eu des exclusions politiques et économiques,” mentionne Rita Freire de Ciranda Brasil. “[Un activiste] qui organise Cine Medios Libre, et assure la couverture de la violence policière contre les manifestant-es, a vu son visa refusé malgré qu’il ait déjà acheté son billet et montré des preuves financières pour le voyage. [D’autres] qui voulaient faire une présentation sur le désastre de Mariana, les barrages qui ont cédé causant une coulée de boue meurtrière qui a détruit plusieurs villes, ont aussi vu leurs visas refusés par la diplomatie canadienne…. Si le gouvernement du Canada a promis des engagements au FSM, pour respecter les conditions requises pour un forum minimalement inclusif, il est clair que cela n’a pas été honoré.” (Rien promis juste accord de principe pour reprendre une langue de bois déjà rôdé)

Même sans compter ces abus aussi frappants, le processus de candidature pour des visas est une des principales difficultés auxquelles font face les citoyens des pays de l’hémisphère sud, particulièrement quand ces visas sont pour voyager vers le nord. La nature invasive des formulaires détaillés, le temps d’attente, le besoin fréquent de se rendre à l’ambassade pour soumettre la demande, et les coûts dispendieux du processus rendent l’expérience extrêmement dispendieuse pour beaucoup d’organisateur-trices populaires.

“Les activistes de l’Iraq n’ont même pas essayé d’appliquer pour un visa, comprenant que ce serait extrêmement difficile puisqu’ils et elles devaient appliquer en Jordanie,” mentionne Martina Pignatti de l’Iraqi Civil Society Solidarity Initiative. “Ils et elles vont organiser une activité parallèle à Bagdad, et nous nous connecterons à partir d’un télécentre [à Montréal]. (Pour les irakiens et les syriens il faut du côté des visas réfugies pour fuir Daesh sinon il y en a plus pour eux voilà c’est dit)

En raison de ce déséquilibre de pouvoir bien connu dans le monde globalisé, la décision de tenir le Forum Social Mondial au Canada, un pays notoirement reconnu pour sa difficulté à y entrer, aurait dû être couplée à un engagement proactif de la part du Conseil International et du comité organisateur local du FSM pour assurer le suivi et faciliter l’approbation des visas demandés par les participant-es au FSM. La participation des pays du sud est fondamentale pour préserver la tradition du FSM qui est authentiquement ancrée dans l’expérience et les besoins de la majorité de la population de notre planète. Il est inacceptable qu’un FSM soit organisé sans le soutien explicite des activistes de l’hémisphère sud. (Bon faudrait changer de nom aussi genre: Branlette international de cerveau en déliquescence cachés derrière le travail de quelques activistes)

‘Non seulement ce n’est pas une surprise, mais c’était en fait prévisible! C’est une des raisons pour lesquelles les mouvements sociaux du Sud se sont opposés à la tenue du FSM dans un pays du Nord,’ mentionne Demba Moussa Dembele. ‘Ils sont protégés par le comportement des ambassades canadiennes.’ ( sans parler du cout de la vit pour des gens qui gagnent mois d’un dollar par jour)

‘Chacun-e d’entre nous connaît les difficultés associées à l’obtention d’un visa pour les personnes venant du Sud et de l’Est… c’est une grosse responsabilité politique!’ affirme Mireille Fanon-Mendès-France de la Fondation Frantz-Fanon (Paris). ‘Comment un Forum peut-il être productif sans l’ensemble de ses acteurs-trices? Le CI doit prendre un engagement fort au début du forum… toutes les communications provenant du processus FSM doivent souligner cette guerre contre certaines personnes, organisée par les États eurocentristes dirigés par la suprématie blanche.’ (Ca va quoi, on va pas refiler tout les biftons des Saoudiens et qataries au Sud, c’est la crise merde)

‘Le refus de ces visas est en ligne avec le maintien d’un agenda mondial néolibéral,’ mentionne l’organisateur d’IAWG Valentine Eben. ‘Les capitalistes peuvent tenir leurs rencontres n’importe où dans le monde – des visas sont même distribués à des personnes qui ont été accusées ou qui font l’objet d’enquête pour des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité! Mais certains endroits du globe sont innacessible aux activistes – surtout les activistes provenant des pays du sud. C’est inacceptable; nous ne pouvons tolérer que ce soit le cas ce mois-ci à Montréal.’ (Pas besoin de visas pour blanchir de la tune ou vendre des armes lui il à tout compris)

‘C’est assurément un développement majeur qui attaque l’intégrité du FSM en tant qu’espace global qui a été respecté par tous les gouvernements du Sud peu importe où se tenait le FSM,’ affirme Brid Brennan de l’Institut Transnational. ‘Ce genre d’action de la part des affaires étrangères et domestiques canadiennes fait assurément partie d’une attaque majeure que nous constatons à l’échelle mondiale sur les droits des peuples à se déplacer, en plus de contribuer à la criminalisation des mouvements sociaux, humains, et environnementaux.’ (le message est claire le pauvre et leur défenseurs au Sud ou à l’Est peu importe mais pas chez nous)
Nous en appelons au comité organisateur local du FSM à Montréal, à Comité International du FSM, et à l’ensemble des organisateurs-trices, des créateurs-trices et des activistes investies dans l’intégrité du FSM à répondre à cette situation injustifiée de refus massif de visas pour les participant-es du Sud du globe en prenant des mesures immédiates pour mettre la pression sur le gouvernement canadien afin de délivrer les visas qui ont été demandés. (Vue les gars en place on devrait crée un groupe whatsapp pour tenir ce forum sa serait plus efficace)

(On sait jamais)
Pour agir, visitez : https://outreach.mayfirst.org/civicrm/petition/sign?sid=2&reset=1

(sinon si vous êtres trop paresseux un mail si vous voulez)
Pour signer cet engagement en tant que personne ou organisation/collectif/groupe, écrire à : indy-converge@la.indymedia.org

Je me fais rare

Bonjour à tous et bonne fête de fin d’année.
Je l’avoue depuis l’intervention française (salutaire) au Mali je me fais rare sur ce blog.
La première raison est que j’étais devenue fataliste à un moment et je le suis toujours sur certaines questions qui touchent le Mali.
La deuxième c’est qu’après l’intervention française l’espoir de pouvoir travaille sur des projets qui me tenaient à cœurs est revenue.
Mais après des mois à prospecter ce n’est qu’après les élections présidentiel que j’ai commence à voir un peu le bout du tunnel, on parlera de ces projets un autre jour.
Et la dernière est que j’ai assiste impuissant à la mort de la société civile malienne. Toutes ses organisations qui étaient sur la corde raide avant le putsch en ont profite pour rendre l’âme sois idéologiquement soit définitivement. Je l’avoue il y en a qui ne me manqueront pas mais toutes ces initiatives tenues par des jeunes engages qui sont décédés à cause de l’espoir du 22Mars, de son échec ou de son simple fait R.I.P.
Cet crise auras le mérite de nous avoir fait recule 10 ans en arrière sur beaucoup de plan mais je pense que ces premières leçons n’ont toujours pas été assimiles par le peuple malien lui même.
Car primo le consensus sa ne marche pas, de deux sa ne marcheras pas et trois sa reste de l’utopie.
La société malienne continue toujours dans ces frasques sociétal. Elle évite comme depuis le début de l’indépendance toute reforme et toute évolution. Une société moderne et productif resteras une illusion et non société qui bouffe tout les jours ces enfants une réalité glaçante.( brbrbrbrrr).
Le reste un autre jour….
sinon solo parle du thé et des grins à sa manière hein solo

J’emmerde par Assadek Aboubacrine

Assadek Aboubacrine est l’auteur de ce texte qui appuie là où sa fait mal! Neferalty la grande a rarement ressenti une telle communion d’esprit avec un compatriote. Neferalty n’a qu’une chose à lui dire: MERCI!

J’emmerde tous ces ministres qui disent servir le peuple tandis qu’ils l’asservissent jour après jour pendant que leurs fils se la coulent douce dans les meilleures universités de ce monde! J’emmerde les enseignants qui se tapent 3 mois de grève pour un peu plus de salaire en se fichant complètement de l’avenir de leurs étudiants!

J’emmerde la privatisation des sociétés d’État au profit de la Libye et de la France, alors que les maliens n’en voient pas un seul centime et que des brillants diplômés attendent encore d’avoir un emploi jour après jour sans succès! J’emmerde ces périodes d’élections présidentielles où tout le monde est beau et a des discours magnifiques et promets monts et merveilles à tout le peuple, alors que tous ne visent que Koulouba pour servir leurs propres intérêts et ceux de leurs proches!

J’emmerde tous ces expatriés qui se dorent la pilule au soleil avec des contrats de l’ONU et de la coopération bilatérale en passant leurs journées à refaire le monde dans des bureaux et dans des réunions aux ministères, en dormant dans des maisons climatisées et roulant dans des caisses climatisées sans pour autant changer la vie des maliens! Sales profiteurs! Shame on you guys!!! J’emmerde tous ces vieux maliens qui vont à l’étranger et y croupissent toute leur vie en se permettant de donner des leçons à leur pays! ****** de *****, si vous aimez tant votre pays, revenez tout simplement et arrêtez de nous baratiner! J’emmerde ces jeunes qui passent quelques années en Europe ou en Amérique et qui reviennent en été jouer les « Tony Montana » devant les boîtes avec le quelque peu de fric ramassé au mac do ou dans leur taf! Les mecs pensez au retour! J’emmerde toutes ces magnifiques caisses que je vois à peine à Genève, à Paris, et à New York, rouler sur des routes pleines de trous à Bamako! J’emmerde toutes ces superbes villas dignes de Bel Air au milieu de la misère.

J’emmerde ce système éducatif qui croit qu’en changeant un ministre on changera tout le système ou qui oublie que le slogan « un village, une école » c’est du plus et non du mieux! On veut du mieux et non du plus messieurs et mesdames! J’emmerde ce système sanitaire qui n’a pas un seul Pet Scan sur les 1 241 238 kms carrés de son territoire alors que des centaines de milliers de ses fils et filles meurent de cancer chaque année! J’emmerde ce système agricole qui produit du riz dans l’ »office du Niger », de la canne à sucre à perte de vue à Niono, alors que la famine sévit dans les 3 régions du Nord de son territoire!

Et moi j’emmerde tous ces dimanches à Bamako où les mariés sont aussi dégoutés que leurs invités, j’emmerde toutes ces femmes dans leur tontine à se pavaner avec des bijoux et des bazins hors de prix alors que leur gosses n’ont que la bouillie au petit dej! Et j’emmerde tous ces vieux connards ventripotents qui donnent la moitié de leur salaire à des jeunes filles qu’ils auraient pu mettre au monde!
Et j’emmerde tous ces ‘dourounis’ qui gonflent les comptes en banque des dirigeants qui en sont propriétaires et nous piquent nos maigres sous tandis qu’on moisit à 18 à l’intérieur! et j’emmerde tous ceux qui ne respectent pas les files d’attente dans les administrations en faisant passer leurs frères, sœurs et cousines, avant les autres vous en faîtes quoi des autres les gars??!?! et j’emmerde ceux qui font passer leurs fils et filles dans la classe supérieure pour quelques CFA de plus! et j’emmerde l’ORTM qui ne donne pas la parole au peuple et qui préfère passer des films qui lobotomisent le peuple! et j’emmerde tous ces mecs mariés qui trompent leurs femmes et font miroiter des rêves aux jeunes filles en se garant avec leurs BMW et Mercedes et leurs liasses de CFA volés dans les caisses publiques! Et j’emmerde tous ceux qui croient pouvoir nous emmerder!

Assadek Aboubacrine l’auteur de ce texte

Ils sont pire que les MNLA et MIA.

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Pris sur un mur.

Le problème n’est ni la France encore moins le MNLA, c’est nos politiques !
Il apparait urgent et évident de combattre les politiques qui nous ont mis dans l’impasse aujourd’hui que le MNLA. En indiquant toutes les responsabilités par rapport à cette crise, alors que nous maliens nous avons l’art de faire consensus, ainsi on invite tous ceux ont semé la gabegie à vouloir solutionner les problèmes qu’ils ont crées eux mêmes ; Ils sont pire que les MNLA et MIA.
Ces les mêmes politiques, qui ont foutu l’armée dans un état de déliquescence sans précédent. Et pourtant l’armée à elle seule, drainait 13 % du budget de l’Etat, soit plus de 100 milliards de FCFA.
Ils ont dévitalisé l’armée malienne par les pratiques obscurantistes. Le népotisme et la corruption jadis proscrits ont atteint le commandement. » Négligée après la révolution démocratique de 1991, l’armée malienne a sombré. Elle s’est paupérisée. Les rangs de soldats gonflés de désœuvrés et de diplômés-chômeurs, avec des soldes indigentes, sont démotivés. À l’inverse, une partie de la hiérarchie s’est embourgeoisée, en profitant parfois des trafics qui prospèrent à la lisière du Sahel.
Maintenant, que l’agenda politique se précise ils reviennent encore sous prétexte que nous sommes majoritaires à l’assemblée.
L’assemblée elle-même a été coupable vis-à-vis du peuple en soutenant ces politiques de gabegie et de mauvaise gouvernance. S’ils veulent gouverner, ils gouverneront autre chose, pas nous maliens encore.

Les perles sur facebook de la situation au Mali

On ne peut pas commencé sans parlé de la soi distante guerre contre l’islam et de la réponse de certains maliens:

On commence par un petit Maiga (tout les Maiga sont pétits because suis Coulibaly)

Maiga:
‎ »Et parce que la peur a changé de camp, voici que des voix crient à la croisade contre l’Islam.
Voici qu’elles ramènent notre combat pour la liberté, la dignité et la paix à une guerre par procuration de l’Occident contre des musulmans sans défense.
Qu’on nous dise pourquoi personne n’a entendu ces voix, au moment où le Mali, pays musulman à 95%, avait besoin de la compassion et de la solidarité de ses frères en Islam ?
Qu’on nous dise où étaient les donneurs de leçon qui n’ont pas entendu les sanglots de la petite Aicha violée, comme beaucoup d’autres, sous la menace des armes ?
Qu’on nous dise où étaient ces donneurs de leçons le jour où un couple victime d’une justice inique et expéditive était lapidé à mort soit disant pour adultère ?
Où étaient donc ces voix lorsqu’à Aguel Hock des soldats de l’armée régulière malienne étaient égorgés par dizaines voici un an ? » President Dioncounda Traore.

Et automatiquement je me retrouve avec les messages d’alertes aux massacres:

le Yattassaye:
Il y a un peu plus d’une semaine, pour alerter nos autorités sur des exactions sauvages que notre armée était en train de commettre sur des paisibles populations dans la région de Mopti en générale et à Sevaré en particulier. J’avais choisi le Journal Foufou, mais, malheureusement ma publication aussitôt postée, avait été censurée par un des administrateurs. J’avais alors averti ce dernier qu’il regrettera bientôt de son geste car j’étais convaincu que ces crimes étaient suffisamment graves pour que des organisations internationales s’y intéressent. Ce qui devait arriver, arriva. Aujourd’hui le monde entier s’y intéresse: l’Union Européenne, ONU, Humain Rights Watch, Amnisty International, FIDH et même la France qui nous soutien commence a avoir des inquiétudes sur les comportements de nos soldats.
Contrairement à ce que disent certains, aucun touareg ou arabe n’a été arrêté encore moins tué par l’armée à Sevaré pour la simple raison que Sevaré et ses alentours se sont complètement vidés de ses populations blanches depuis le début de cette crise en janvier dernier. La majorité des victimes sont des peulhs, songhoï (koroboro et des mendiants=Garibou). Il y a 4 jours, un habitant de Fatoma, un griot qui partait à Sevaré pour assister à un mariage avait été arrêté à Tie (à 200m de Fatoma) et depuis  il n’est plus rentré à la maison et sa famille est naturellement inquiète.
Si tu as la malchance de croiser un patrouille de l’armée dans un endroit isolé et que t’as pas sur toi tes pièces identités, considères toi comme un cadavre. Il faut que nos autorités prennent vite leur responsabilité avant qu’il ne soit trop tard.
QUE DIEU BÉNISSE ET SAUVE LE MALI.

Bon souvent sur genres de profils on trouve aussi une dizaine de vidéos d’exécution desquels on ne peut rien tirée.

Bon tout est suivie des messages de rappel aux peuples nous expliquant qu’ont des merdes et que c’est notre faute. Que les maliens n’aiment pas le pays ( la réussite individuel est un atout de notre culture) et ont laissé faire. Bon passons le message

Sampy
Un nouvel ère semble s’ouvrir pour notre nation, plus rien ne sera comme avant, tirons les leçons du passé, de par notre mutisme coupable on a laissé n’importe qui faire n’importe quoi dans notre pays. Il est grand temps de commencer une grande réflexion profonde sur l’avenir de notre nation. Nos parents nous ont laissés un pays fort et soudé et nous avons faillit le faire partir en lambeau. Alors si vous êtes conscient de ce faites agissons ensemble maintenant et tout de suite!!!!

Bon il serait pas cool de ferme cette première page Facebook sans parle de BouBa Fane le grand apôtre de la démocratie made ATT ancien apôtre des rassemblements commandé.

Très joyeux avec la libération de Gao et Tombouctou, lequel des officiers maliens sortait à la télé tapé sa poitrine qu’il n’y aura de forces étrangères au Mali? la défaite sanglante de Konna et la perte des villes occupées ne sont elles pas sa responsabilité?quel rôle essentiel a t’il joué pour la libération des villes occupées? big up à l’armée française et les soldats maliens qui fait le Mali leur priorité et non le pouvoir pour être au front.

Bon à la prochaine

Lettre ouverte au capitaine Amadou Haya Sanogo

Mon capitaine ,Amadou-Aya-Sanogo
Amadou Haya Sanogo, Président du Comité militaire de suivi
des Réformes des Forces Armées et de Sécurité,

Mon capitaine,
Suite à la démission forcée du premier ministre Dr Cheick Modibo Diarra, je viens par la présente lettre, vous faire part de ma déception et mon inquiétude face à la situation qui prévaut dans notre pays.

Mon capitaine ,je fais partir de ceux qui avaient pris le départ du Général Amadou Toumani Touré le 22 Mars 2012,comme une alternative fructueuse à la sortie de crise sociopolitique et militaire de notre pays. Après plusieurs mois d’observations et d’analyses, je me rends compte que vous êtes mal entouré et mal conseillé. La façon dont le premier ministre, Dr Cheick Modibo Diarra a été contraint à la démission, prouve que vous êtes assujetti à votre humeur et n’honore point notre nation. Je vous rappelle que Dr Diarra, n’est pas venu se proposer comme ministrable, c’est vous qui êtes parti le chercher et le proposer devant les caméras du monde entier. Donc sa démission devait se faire devant les mêmes caméras de façon digne et civilisée. Mais vous êtes incapable de respecter vos paroles parce que vous n’êtes pas celui que vous prétendiez être.

Les maliens se souviennent toujours de vos paroles et attendent. Mais vous savez que la patience a des limites. Un dicton dit « quand les promesses se tiennent, la confiance se renforce ».Jusqu’aujourd’hui, vous n’avez tenu concrètement aucune de vos paroles. Mon capitaine, votre intervention télévisée après la démission forcée de Dr Diarra, a été une insulte à notre nation, pas votre apparence devant les caméras, mais les mots que vous aviez prononcés. Mon capitaine, vous dites que Dr Diarra n’a rien fait concrètement pour la sortie de crise ,je ne vous contredis pas ,mais je vous demande ,qu’avez-vous fait concrètement et que vous puissiez le dire avec fierté devant le peuple Malien ?Au Mali ,nous avons l’habitude de dire « quand on veut se débarrasser de son chien ,on l’accuse de rage ».Votre intervention après cette démission ,a été contre-productive pour l’image du Mali.

Mon capitaine, vous n’êtes pas Ségovien, mais vous y avez grandi. Vous savez, quand les rois de Ségou combattaient leur ennemi, ils l’invitaient à partager un dîner avec eux, dans l’honneur et dignité. Autour de la table, ils bavardaient avec l’ennemi sous les mélodies des griots. Après le repas, ils partaient sur le champ de combat. La tête du vaincu était tranchée et enveloppée dans l’étoffe, avec respect, le reste du corps était remis au royaume vaincu. Dans notre langage plus moderne, cela veut dire l’humilité, mon capitaine. Les grands hommes, ne se battent pas avec un homme qui est par terre. Après la démission forcée de Dr Diarra, mon capitaine, vous deviez pour le respect des valeurs de la république, taire certains mots. Beaucoup peuvent croire à votre version aujourd’hui parce que Dr Diarra ne peut et ne doit pas s’exprimer pour l’instant, mais le pouvoir militaire que vous utilisiez est temporaire et tôt ou tard, les maliens découvriront la vraie version.

Ceux qui vous applaudissent aujourd’hui après cette démission forcée, ne sont pas tous vos « amis » et pour preuves, certains voulaient votre mort, d’où le contrecoup d’état. Vous vous protégez aujourd’hui avec les armes, pas avec votre popularité parce qu’en réalité vous n’en avez plus. Le peuple malien, était juste fatigué de la mauvaise gouvernance du Général Amadou Toumani Touré, dans tel contexte, n’importe qui peut jouer votre rôle. Aujourd’hui, vous avez le pouvoir, mais c’est temporaire et donc vous devez penser à votre porte de sortie. La seule chance qui vous reste pour ne pas finir comme un Dadis Camara,c’est libérer le nord du Mali sinon politiquement ,vous ne pouvez servir à grande chose.

Mon Capitaine, vous êtes venu pour libérer le nord du Mali, donc attelez vous à cette priorité parce qu’elle constitue votre monnaie d’échange. Dans votre dernière sortie télévisée, vous avez dit qu’il manque des détails pour engager le combat, mais mon capitaine si vous attendez que notre armée sera parfaite alors le nord du Mali ne serait pas libérée. Faites avec les moyens à Bord. Un adage Bambara dit «Quand le serpent sort d’un trou, on se sert de ce qu’on ait dans la main pour le frapper ».Vous avez critiqué le Général Amadou Toumani Touré ,les maliens vous ont regardé et ils n’ont rien dit. Vous venez de pousser Dr Diarra à la démission et vous l’avez traité de tous les maux, les maliens vous ont observé et ils n’ont rien dit. On dit « qu’il y a pas deux sans trois » ,mais mon Capitaine ,songez vous à ce qu’il y aura pas un troisième parce qu’il signifiera votre fin et en ce moment vous n’aurez aucun prétexte devant un peuple en colère.

Convaincu de tout intérêt que vous accorderez à ces quelques lignes, permettez-moi, mon Capitaine, de vous assurer, ma très haute considération.

Bissi Babemba TRAORE.

LES DESSOUS DU COMPLOT CONTRE LE MALI

UNE ÉTAPE CRUCIALE DE LA 3ÈME GUERRE MONDIALE QUI A DÉJÀ COMMENCÉ

Si jamais des bombes éclataient un jour à Bamako, sachez, Maliennes et Maliens, Africaines et Africains, ami(e)s du Mali de par le monde, malgré les apparences, les revendications faites en diversion, ou les imputations inévitables aux islamistes, aux rebelles, ou à d’autres zèbres, que c’est bien la France l’instigatrice, à travers ses services et agents, son ambassade, ses nègres et mercenaires, appuyés par les Etats-Unis, leurs alliés européens et américains, leurs obligés arabes et asiatiques, et leurs vassaux et marionnettes africains. Tous ces « amis du Mal » sont à la base des montages, de l’intox et des sales coups, couverts par un réseau de complicité interne que forme des hommes de main et acteurs pervers maliens, qui ont l’indigence mentale de croire que l’opération en cours consiste à les remettre en selle, à garantir leurs fortunes, à les sécuriser contre la vindicte populaire, là où, misérables pièces d’une machination qui les broie, ils collaborent bêtement à créer l’enfer pour eux-mêmes et les leurs, promis à finir un jour, si épargnés, apatrides errants.

Est-ce une affirmation gratuite ? Pas du tout.

Tous ceux qui ont suivi les événements, depuis l’agression contre la Libye, ont compris qu’en vérité les mercenaires et combattants infiltrés, partis de Benghazi, sont une colonne de pions et espions des puissances occidentales habillés de faux manteaux de révolutionnaires. Kadhafi avait fait savoir que ceux qui le combattent sont des « islamistes liés à Al Qaeda ». Ce n’était pas faux, seulement, c’était aussi taire sciemment qu’Al Qaeda, justement, est un instrument des services secrets de ces mêmes agresseurs occidentaux.

Pour preuve, il a été révélé que le GIA en Algérie et, par la suite, le GSPC, qui y ont fait des centaines de milliers de morts gratuits, massacrant atrocement des villages entiers sans raison (sans pitié, parce que ce n’est pas leur pays, commettant toutes sortes d’horreurs contre des civils innocents, de simples citoyens, des paysans sans obédience, en rien impliqués), étaient de connivence avec les services étrangers, notamment français, qui vont accuser les services algériens ; toute chose dévoilée dans l’enquête sur l’assassinat des sept moines trappistes français dans ce pays. On a vu aussi que les islamistes algériens (FIS et consorts) avaient trouvé refuge aux USA (indexé Satan des intégristes) ; aussi d’autres fondamentalistes incuberont en Grande Bretagne. Le groupe satanique du Salat, avec des agents exilés à Londres et à New York, formés, ou récupérés, dans tous les cas à la solde des basses besognes criminelles des puissances, va tranquillement migrer dans le Sahara, et nicher dans les grottes refuges, du côté, dit-on, du Mali.

Comme l’histoire d’Al Qaeda relève de la supercherie, que l’organisation n’a aucune réalité au départ, si ce n’est les actions subversives des services d’intelligence américains imputées à quelques individus et personnages icônes, vous ne verrez et entendrez que du vent, des sornettes. La nébuleuse, grosse bulle s’il en est, fonctionne avec des noms sortis du néant, balancés par les services de désinformations dans les médias de service. De vrais faux rapports officiels, confidentiels en attrape-nigauds, leur donnent une image, une renommée, une position dans un organigramme imaginaire ; et toutes ces âneries servent à engorger un public de fats simplets, de crédules herbivores, avec des idiots utiles qui finissent par « blanchir » le mythe forgé, avalant ces bêtises à brouter. Les services secrets des puissances utilisent ainsi des condamnés choisis pour le rôle (parfois des repris de justice, ou des malades), exécutés, sacrifiés de vrai, pour faire vrai, à l’instar du cas de l’otage français Michel Germaneau. Le nom de Ben Laden a, ainsi, été utilisé comme une botte à mystère qui explique tout, et qui résume le prétendu réseau.

Comment comprendre, mon cher Jacques, qu’il n’y ait jamais eu de cellules démantelées avec leurs documents d’instruction, codes et moyens de communication saisis ? de groupes en action arrêtés, neutralisés, remis à la justice pour être entendus ? de fonds et passeurs interceptés par les filets de contrôle des transferts ; de missionnaires identifiés ? d’auteurs arrêtés, entendus et jugés comme il se doit ? Rien que des attentats ignobles, des tueries sauvages, des kamikazés (pour kamikazes), des assassinats anonymes, des bombes d’ivresse et de folies, des « bavures » en mises en scène sans excuses, des suspicions manipulatoires, des annonces de coups déjoués, sans personne ni témoin ; et ces arrestations fortuites, transferts secrets et prétendus interrogatoires… à Guantanamo, comme il a été révélé, de simples chauffeurs de taxi, de simples serveurs de restaurant, de simples passants, tous aussi innocents, des prévenus alibis et règlements de compte… à la manière des nazis.

Le Président Obama, menacé par la hiérarchie militaire, a dû renoncer à sa promesse de campagne de fermer cette prison de tous les scandales, négation impudente du flambeau de liberté brandi. Mais, les caciques de l’Armée acquis à la philosophie et aux intérêts de la dynastie Bush et des multinationales conquérantes ont grincé des dents ; et, il dû céder…

La fausse mort d’Oussama Ben Laden scénarisée n’est déclarée qu’au moment où les Etats-Unis ont jugé que leurs objectifs étaient atteints, sanctionné par un voyage coquet médiatisé du Number One. Cependant, les Occidentaux continuent de faire tuer tous les jours en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, au nom de rien, sauf le rêve belliciste d’hégémonie activant l’instinct débile de domination sur la durée. Ces crimes gratuits d’humains innocents par des soldats qui s’amusent, des escadrons de la mort qui sèment la terreur, des bombes au « crétinium », ne resteront jamais impunis. Le Dieu de bonté les fera payer un jour, Inchallah. Qui vivra, verra. Bravo tout de même et chapeau à l’évêque Desmond Tutu, qui a refusé mordicus de s’exprimer sur une même tribune que Tony Blair, le complice de Georges W. Bush, le boucher.

Maintenant, ouvertement, le tour de cette guerre mondiale par fragmentation est à la pauvre Syrie (tout le monde a vu l’invasion venir), abandonnée par des pouvoirs lâches, des organisations soumises, et une ONU dérisoire dans un minable ballet de signes (pour cygnes) diplomatiques insignifiants, où l’on se donne le plaisir malin de commettre des diplomates chevronnés du Sud : le Nègre (Koffi Annan) et l’Arabe (Lakdar Brahimi), spécialement envoyés (spéciaux) à la fournaise pour se discréditer, après leurs brillants parcours international, et impliquant du coup (le deuxième) l’Afrique noire et le monde arabe dans cette chasse à courre de la gazelle du Golan par la meute affamée des ours polaires blancs.

Nous assistons tous, sans broncher, paralysés, à l’envahissement d’un pays souverain de notre communauté (chacun son tour, de toute façon) par des hordes « islamistes » montées, entretenues et actionnées, au vu et su de tout le monde, par les Occidentaux et quelques misérables dissidents pantins, remorqués au nom de la liberté en statue bétonnée et de la démocratie à Brutus, contre les peuples sans voix, avec l’onction fugitive de dignitaires arabes, encore protégés pendant qu’ils servent à vendre le frère « ennemi ». Et après ?

On a vu le cas Kadhafi, après Saddam Hussein. Si la Russie et la Chine continuent leur « bouche cousue », on verra, l’étau impérialiste se resserrer aussi contre l’Iran de Mahmud Ahmadinejad, prochaine cible du sabbat de l’exception nucléaire. Curieusement, tous ces pays et Chefs d’Etat d’Afrique, du Proche et du Moyen Orient sont ceux qui ont été jugés, à un moment ou un autre, par l’État hébreu et ses alliés, comme étant des foyers de « menace contre Israël ». L’Egypte est passée par là, contrainte à signer la paix à Camp David (hasard ?), un symbole d’humiliation, faute de solidarité arabe. Kadhafi, reprenant le flambeau du Fatah, s’est trouvé esseulé et, par finir, essoufflé, déçu par la même communauté arabe, dédaigneuse. Alors, à Houari Boumediene, Président d’une Algérie digne et combattante, de dire clairement que si jamais on les pressait « de choisir entre l’africanité et l’arabité, nous choisirons notre devenir africain ». Le guide libyen, à son tour, fera ce retournement sec, en misant sur l’Afrique.

La Syrie, qui avait formé avec l’Egypte la République Arabe Unie (1958-61), a été des guerres arabo-israéliennes. En 1967, elle perd son plateau du Golan, occupé depuis par Israël (guerre des six jours). Hafez-El-Asad, monté au pouvoir, avec le parti Baath, en 1970, bâti un Etat fort, bien armé, qui stabilisera le Liban voisin à l’issue de 15 ans de guerre civile et d’anarchie. Saddam Hussein, autre leader arabe, à la tête du parti Baath iraquien, armé par tout le monde, Russes et Américains, en pleine guerre froide, s’est voulu le nouveau Raïs intraitable du monde arabe. Il tombe dans le piège koweitien tendu par ses « amis » américains. On connaît la suite. Mais, que vient donc faire le Mali dans cette galère Israélo – arabe, cette croisade judéo-chrétienne – mahométane ?

Le Mali, chacun le sait, en plus d’être le foyer emblématique de l’Islam d’Afrique noire, Islam combattu par les tenants actuels de la Croisade à Bush, a le tort d’être celui qui a toujours eu dans le temps une diplomatie intransigeante de solidarité avec les peuples en lutte pour la liberté et l’autodétermination, contre l’oppression, les velléités d’hégémonie des puissances et la domination raciale. Notre pays s’est ainsi retrouvé comme chef de file, en Afrique et dans le tiers-monde, de défense de la cause palestinienne et du boycott d’Israël, qui, pourtant, fut auparavant un important partenaire technique apprécié.

De tous les pays au sud du Sahara, c’est au Mali que la cause palestinienne a eu son titre de noblesse, ce qui fut témoigné par les fréquentes visites de Yasser Arafat, le leader historique assassiné par empoisonnement, et la place honorable de Doyen du Corps diplomatique, revenant à cet Etat qui pose problème, et que nombre d’Arabes n’ont pu avoir le courage de reconnaître. Fidèle à cette option originelle de l’État malien, malgré un silence gêné, disons honteux, du pouvoir, c’est l’opinion malienne en Afrique, avec des personnalités militantes de proue, qui s’est massivement dressée contre l’agression de la Libye par les forces de l’OTAN, entraînées par le trio belligérant : France, Etats-Unis, Grande Bretagne. Pour ce qu’on a entendu dire sur les dessous de ce qui a semblé être un acharnement personnel de Nicholas Sarkozy, le Président français de l’époque, contre ce « banquier » culte et occulte des « bonnes affaires », jouant à cash cash avec les commandes mendiées par les puissants, il leur fallait assassiner « le bédouin » pour ses affronts, humiliations et risques d’indiscrétion de « financement de campagne ». Mouammar leur en a fait voir, muni de son carnet de chèques qui lui valait à la fois passeport sans frontière, visa sans limite, invitation sans gêne, tapis rouge sans pli, audition à la chambre sans question qui fâche, vous l’aurez compris, les cent coups de canon de la messe d’honneur et du banquet de la tentation de Judas. Désormais, les collaborateurs et témoins du guide sont éliminés, abattus, noyés, extradés ; et son fils qui en sait, Saïf Al Islam, embastillé, encore vivant jusqu’à quand ?

De l’autre côté, la Mauritanie, seul Etat islamique en Afrique, après ses errements derrière la puissante Irak, a retourné sa veste, renouant les relations diplomatiques avec Israël. Lorsque son Président démocratiquement élu a entamé ses réformes, en s’attaquant notamment à la fourmilière esclavagiste et en interrogeant le bien fondé du lien avec l’Etat hébreu, il est aussitôt destitué par un coup d’Etat reconnu et soutenu par la seule France, à la base de ce frein au processus de renouveau, pour réinstaller celui qui avait organisé les élections et passé la main, le Colonel aux ordres, Abdel Aziz. Ainsi, anciennement pris en étau entre le petit Sénégal, le débouché à l’Ouest, et la Côte d’Ivoire, le débouché au Sud, tous deux avec des dirigeants inféodés aux intérêts français contre le Mali souverainiste de Modibo Kéita, notre pays se retrouve aujourd’hui dans la serre avec cette Mauritanie, au nord-ouest, et le Burkina de l’actuel proconsul, Blaise, au sud-est. Est-ce là un hasard ? Ce qui étonne, c’est l’ignominie du pouvoir actuel à Conakry, la Guinée SEKUTUREYA salie par des héritiers qui disent Oui à la place de tous les « Non » de refus du héro africain qu’est le Père Sékou Touré. L’histoire lui donne une fois de plus raison, à lui tout comme au Dr Kwamé Nkrumah et à Modibo Kéita, de vrais hommes, porte-flambeaux de la dignité de l’homme africain.

Revenant au dévolu des prédateurs mondiaux sur le Mali miné par la félonie d’individus de rien, des parvenus de bas étage hissés au sommet par accident de l’histoire, j’affirme que cette thèse alternative d’un autre front de règlement de la question palestinienne et arabe, en filigrane de cette 3ème guerre mondiale camouflée, par programmation et isolement, n’est, certes, pas la seule à expliquer l’actuel complot contre le grand Mali. Elle rejoint en toute logique celles d’autres analystes, telles les révélations de l’éminent Doumby-Fakoli, notamment au sujet des implications souterraines démasquées de la franc-maçonnerie noire, ces assassins du Banconi.

Mais, une chose est claire, le fil conducteur du schéma actif de la déstabilisation mondiale a un radical unique : le racisme. D’aucuns se poseront tout de suite la question de savoir comment se fait-il que Barack Obama, le N°1 américain, « l’homme le plus puissant du monde », puisse se prêter à une telle hérésie démoniaque à l’égard des non-blancs, comme lui, victimes depuis des siècles de cette traîtrise abjecte de « la couleur » ? Ces sceptiques et circonspects n’imaginent pas la puissance de ces groupes et lobbies qui s’imposent à la décision de la Maison Blanche, quel qu’en soit le locataire. Ils ont fait de l’homme – le Nègre de service, car ce qu’a été le monde avec ce mandat qui s’achève est loin de la conviction des démocrates excédés par les barbaries de la Busherie. Pourtant, qu’est-ce qui a véritablement changé ? Il n’a pu ramener le pays à la raison divine de son rang de premier, donc de responsable de la marche de l’humanité vers la vertu, débarrassée des animosités génétiques de notre espèce. Il reste et baigne dans la logique minable de la raison animalière du plus fort qui abuse des faibles, du loup qui n’a cure de l’innocence clamée de l’agneau, dont la tendresse lui est visiblement d’un affront insupportable : « Si ce n’est pas toi, c’est donc ton frère ».

Le complot contre le Mali est indéniable à l’examen des acteurs et des facteurs, des discours et des actes :

Les agresseurs du Mali sont d’abord le MNLA. Curieusement les troupes d’ANÇAR EDDINE, presque une dissidence, les accompagnent dans l’invasion des cités. Puisqu’il était clair que AQMI a pour champ le Maghreb, les services français, qui ont créé de toute pièce le MNLA, mettent une autre figure sur l’échiquier avec l’Afrique noire comme champ et pour adouber ANÇAR EDDINE : le Mujao. Il est chargé par commanditaires, comme son nom l’indique, de semer le désordre en Afrique de l’Ouest. Curieusement sa dénomination est toute française, donc un pur produit français, cela va sans dire, avec un lexique (concept d’unicité) en porte-à-faux avec la culture des hommes mis en avant. Les islamistes, c’est de notoriété publique, prennent les Occidentaux pour des cafres, des chéitanes, ou ennemis de l’Islam. Comment ceux-ci peuvent-ils logiquement baptiser leur organisation usant de la langue des mécréants qu’ils disent combattre ?

Comme tout cela ne vise qu’à rendre le calcul fastidieux pour les Nègres chantant, dansant, riant et se plantant aux colin-maillards puérils, on invite en plus du Boko Haram à se joindre à la foire aux islamistes. Rfi, dans ses frondes à la volée, nous apprend qu’on aurait vu des membres de ce mouvement à Gao. Ils ont dû venir par avion.

Mais, où a-t-on jamais vu une troupe combattante, une armée de libération supposée, occuper un espace de conquête et laisser d’autres forces en armes venir tranquillement se balader, s’installer librement, et patrouiller sur son territoire, en faisant du coup un no man’s land ? Et, dire qu’ils parlaient d’Indépendance. Comment se fait-il que ? Une pure blague. Les officiers du MNLA seraient-ils aussi insensés et maboules pour prendre ce risque à cautionner une auto invitation d’éventuels concurrents ? La preuve, ils se feront avoir par le Mujao, au bout du compte, dans leur « capitale ». Penser que ces jeunes touareg auraient péché d’amateurisme en défense relève du simplisme.

En vérité, tous les autres groupuscules qui les ont suivis, sans forcer de barrages à ce qu’on sache, sont des partenaires circonstanciels mis ensemble par un seul et même mentor, la France (en Mauritanie, en Algérie, au Burkina, au Niger, en Libye, au Tchad, en Côte d’Ivoire), raison pour laquelle ils se sont mutuellement tolérés et ont cohabité en chiens de faïence, jusqu’au jour où le maître à tous a changé ses plans sans aviser, faisant du conflit septentrional une question d’islamistes occupant le Nord du Mali, au dépend de la cause touarègue instrumentalisée. Mais, puisque le maître du jeu est avec tout le monde, il ne lâche pas totalement la carte du MNLA, et la confie aux autorités du Burkina, comme on l’a vu, avec objectif de les remettre en selle, et les convaincre d’abandonner le projet sécessionniste, en acceptant une collaboration avec l’armée malienne, faisant croire que ce sont les islamistes l’ennemi commun. Des experts et officiels français vont conseiller cette voie d’issue, et les vendus de la presse nationale seront mis à contribution. Mais, le petit Qatar, émirat discret sans aucune ambition expansionniste connue, vivant aisément de sa rente pétrolière et de l’investissement financier de ses pétrodollars, sans visée religieuse, très occidentalisé au contraire, amateur de bonnes chairs, allié des Etats-Unis, qui s’est trouvé embarqué aux côtés des assaillants de la Libye, passé partenaire commercial privilégié de la France, s’invite dans la bouillabaisse sahélienne, en soutenant les islamistes, censés pourtant être les ennemis de ses amis.

Qui n’a toujours pas compris que ces islamistes, soi-disant, sont au service des Occidentaux, qui les manipulent directement, ou indirectement, à travers des couvertures ?

Qui n’a pas compris que les récents versements de rançons (des dizaines de millions d’euros) à ces mouvements servaient, exprès, à financer les activités de ces alliés sataniques ?

Qui n’a pas saisi que la stratégie des comploteurs, France et alliés, est de favoriser un profond ancrage des extrémistes dans la société malienne pour pourrir les liens sociaux multiséculaires, donner une réalité matérielle à leur montage séditieux, fragiliser le lien au moyen d’une ligne de fracture exclusive, et rendre possible au finish la scission du pays par d’autres acteurs que la seule minorité touarègue. Raison pour laquelle tout est entrepris par nos ennemis pour que l’Armée nationale, creuset de l’unité nationale, ne soit pas dans son rôle de libérer, seule, les régions occupées, toute chose qui va conforter le sentiment national et l’orgueil patriotique de ce peuple guerrier.

La France, les Etats-Unis et leurs valets travaillent, sans devoir de réserve, à amplifier la défiance entre les ethnies, entre les populations, entre les communautés, entre les sensibilités religieuses, entre les régions, car c’est l’arme qui doit leur faciliter la « somalisation » projetée (le démembrement manigancé du Mali), en faisant dire à quelques ânes savants de nos régions nord que le Sud n’aurait rien fait (malgré tout), que les populations ont été abandonnées par l’Armée et par les autres frères. Puisque faire un Etat touareg sur le dos des Noirs se fait trop gros à défendre, alors, il faudra entraîner quelques bourriques de ces zones à vouloir se désolidariser de leurs semblables, en leur faisant miroiter des gains mirobolants dans un schéma d’autonomisation, où le rapport Blanc – Noir se fera de toute façon à leur détriment, comme en Mauritanie esclavagiste voisine.

Comment comprendre que la France mette ses colonies sans honte à bloquer les armes du pays dans leurs ports, et imposer l’appel à des troupes étrangères à nos autorités dans un dialogue déloyal ?

– Je suis capable de me défendre tout seul si tu me prêtes ton arme en plus du mien.

– Non, je viens avec ma bande si tu veux, sinon pas question.

Les vendus, les traîtres et les apatrides prétendent que nous avons longtemps tergiversé inutilement (?), faisant semblant d’ignorer que nous avons livré une rude bataille contre les auteurs de la trahison prouvée de la Nation, coupables des graves errements politiciens, complices du Général en cavale, qui nous a valu d’avoir une armée laminée, dépouillée, sacrifiée, trahie, massacrée, qui doit nécessairement se remettre, avant tout avec des armes et des munitions, que les comploteurs nous refusent depuis tout ce temps.

La France tente en vain sur la fronde des ondes de Rfi d’humilier les Maliens par des allusions grossières d’incapacité, et de supplication de l’aide. Le bras de fer avec nos autorités sur la venue ou non des troupes de la CEDEAO et tutti quanti prouve à merveille que ce peuple a de la valeur et de la ressource. On ne prouve pas le contraire en armant des bandes de mercenaires et en privant le pays de ses propres moyens de défense, des armes achetées avec la sueur et le sang du peuple pour le servir. C’est cela la lâcheté. Tous les gouvernements voisins qui ont trempé dans cette traîtrise en répondront un jour ou l’autre. Nos voisins savent tous que du temps du Général Moussa Traoré, pas si loin, aucun de ces pays ne pouvaient faire face à une seule de nos régions militaires. Pas besoin de commentaires. On a vu comment, sous ATT, des conseillers militaires français ont démonté les systèmes des têtes de missile (soviétiques) de nos batteries de défense. Aujourd’hui, l’Armée malienne, qui reste digne, malgré les coups bas des politiciens, n’a rien à se reprocher. Et ce n’est pas les insolences et injures de crétins qui vont la démoraliser. C’est elle qui a été à la pointe des interventions victorieuses de la CEDEAO sur d’autres champs, comme en Sierra Leone ; et si ce n’est son assignation à la diète du sous-équipement, malgré les armes sophistiquées données par les Occidentaux à l’ennemi, il aurait été loisible de savoir ce qu’elle vaut. Le Gouvernement doit engager sans délai le service militaire obligatoire, et instruire la défense civile.

Ce qui pose problème, c’est la nullité de nos politiques. En vérité, il nous faut formuler différentes plaintes contre nos agresseurs et leurs alliés, et contre les sous-fifres maliens qui agissent contre les intérêts nationaux, depuis le renversement de leur chef de file. Il est inutile d’attendre un élan de dignité de quelqu’un qui n’en a pas. La rétention indue de nos armes aux ports de pays de transit demande une plainte devant les juridictions internationales. Quel droit applicable autorise cette forfaiture étrangère, là où nous ne sommes sous aucun embargo officiel des Nations Unies ? Il y a manifestement une mise en danger volontaire du peuple malien. Ce serait encore l’Armée malienne qui serait défaillante, si des colonnes profitaient du dénuement pour accaparer d’autres positions ? Soyons sérieux. Les Maliens n’ont aucune raison d’avoir honte devant cette vilénie d’en face.

Et, la campagne mensongère sur Rfi n’ébranle nullement notre détermination patriotique. Les choses se passeront comme les Maliens l’auront voulu et décidé. Si quelqu’un est garçon, qu’il vienne dire le contraire ici, au Mali.

Le temps dit perdu est, en réalité, le temps dont les commanditaires du complot contre le Mali (la France et ses alliés engagés en Syrie) avaient besoin pour se repositionner, empêcher la reconquête malienne du Nord, et permettre à ses mercenaires de bien s’implanter, mettre en place les dispositifs qui doivent aider les combattants « islamistes » à sa solde contre une armée décidée, résolue à reprendre le contrôle de son territoire. En fait, le Mali se fait accuser des retards qui ont été imprimés par les diversions de ses faux amis. La libération des villes envahies ne devaient autant durer ; pour le grand nord, peut-être, mais pas nos capitales régionales.

L’autre élément du plan français, c’est l’excitation du mouvement islamiste dans la capitale, d’abord en faisant croire à certains abrutis et imprudents qu’ils ont la réalité du pouvoir, étant « plus forts » que les acteurs politiques, et en ravivant les rivalités entre Mahmoud Dicko, le Président du Haut Conseil Islamique, et Ousmane Chérif Haïdara, leader du Mouvement international « Ansar Dine », comme l’avait envisagé ATT. La sagesse de ces grands messieurs ne peut les amener à foncer tête baissée dans ce piège grotesque. Mais, ils sont avertis, car l’ennemi a plein de tours pour créer la confrontation, y compris par personnes et communautés interposées. Les mêmes Occidentaux sont entrain de placer un peu partout des pouvoirs islamistes (Tunisie, Egypte, Libye, Yémen, Syrie…), mais pour mieux les mater après, en rallumant par des subterfuges la haine de l’Occident, comme présentement à travers le film satanique décrié et les caricatures en pure provocation de Charlie Hebdo (combien de morts dans les pays musulmans ? combien aux USA ? combien en France ?), pour créer des tensions qui profitent à l’économie militariste, aux affaires d’armement, mais aussi aux vols de nos ressources. Que sont-ils entrain de tramer maintenant dans les champs pétrolifères du pays, débarrassés de tout contrôle ? Car les mercenaires travaillent à créer une situation de blocus de l’Armée et de l’Administration, pendant ce temps d’autres débarquent tout bonnement et profitent de nos richesses. Et, ils veulent visiblement que ça dure, pour soigner sans doute leurs crises avec nos ressources volées. Il faut que les populations maliennes soient avisées du complot.

Voyez le train de leur coup en Syrie. Pour éviter à la Chine et à la Russie de se braquer, on a trouvé un conflit sino-japonais à distraire Pékin, avec un trouble fête taïwanais.

Nous en avons assez des manipulations, des montages, des mensonges, des crimes que les Occidentaux perpétuent chez nous. Après les peuples américains et français, j’en appelle également aux peuples africains, et en premier lieu aux Guinéens, Algériens, Sénégalais, Marocains, Nigériens, Burkinabés, Ivoiriens, Mauritaniens, à manifester leur solidarité avec le Mali, contre ce complot qui implique certains de leurs dirigeants. La fraternité que le Mali a toujours eue pour ces peuples demande aujourd’hui un juste retour de générosité, d’engagement, de soutien.

La coalition des sangsues mondiaux, et les dirigeants corrompus d’Afrique nous empêchent de nous défendre, en voulant nous imposer leurs conditions d’affaires, de marché, de business, et non la main amicale que nous sommes en droit d’attendre de vous. Ne restez pas inactifs, civils et militaires, nous serons tous victimes, si nous acceptons ce chantage à pays souverain en danger, car nous sommes tous à la même enseigne pour les puissances dominatrices et les gouvernants prédateurs. La solidarité entre populations civiles, d’une part, et la fraternité d’armes entre militaires, d’autre part, feront le salut commun, car aujourd’hui c’est le Mali et les Maliens qui souffrent, mais après nous, qu’il soit clair, personne ne sera épargnée. Ensemble, défendons la dignité de chacun de nos peuples, pour ne pas demain nous retrouver esclaves des puissants.

Mohamed Salikènè

Président du parti SOLIDARITE

Président des Forces de Solidarité Patriotiques

26 septembre 2012